Terresainte.net - Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible.
Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible

Accord trilatéral pour faire revivre la mer Morte

Tierrasanta.net
11 décembre 2013
email whatsapp whatsapp facebook twitter version imprimable
Accord trilatéral pour faire revivre la mer Morte
Photo satellite de la NASA montrant clairement l'assèchement de la mer Morte.

Au siège de la Banque mondiale, Israël, l'Autorité palestinienne et la Jordanie ont signé le 9 décembre dernier, un accord au sujet des eaux de la Mer Rouge et de la Mer Morte afin d'enrayer l'assèchement progressif de ces bassins. Cet accord est le résultat de plus de 10 ans de négociations.


Au siège de la Banque mondiale, Israël, l’Autorité palestinienne et la Jordanie ont signé le 9 décembre dernier, un accord au sujet des eaux de la Mer Rouge et  de la Mer Morte afin d’enrayer l’assèchement progressif de ces bassins. Cet accord est le résultat de plus de 10 ans de négociations. Les bénéficiaires seront autant Israéliens que Palestiniens et Jordaniens.


Profitant du grand dénivelé – plus de 400 mètres existe entre la mer Rouge et la mer Morte – l’idée est de transférer de l’eau de du premier bassin dans le second. Une fois dessalée, c’est environ 200 hectomètres cubes d’eau par an qui profiteraient aux trois parties prenantes de ce projet qui implique également la Banque Mondiale. La ville jordanienne d’Aqaba accueillera l’usine de déssalement des eaux.
Israël se servira à hauteur de 30 à 50 hectomètres cubes d’eau par an, la Jordanie à hauteur de 30 hectomètres cubes d’eau. Israël s’est engagé à diversifier ses pompages  – eau du lac de Tibériade – afin de ne pas épuiser les bassins.

Le projet, qui coûtera entre 200 et 400 millions d’euros et impliquera la construction d’un canal dans la région jordanienne de près de 200 km, a ses détracteurs . Parmi eux, des mouvements écologistes qui affirment que pour éviter l’assèchement de la mer Morte, il faudrait au moins 1 600 hectomètres cubes d’eah par an (c’est à dire huit fois plus que la quantité d’eau envisagée dans le projet). Ils soulignent aussi que la composition chimique des deux mers est très différente et qu’un tel projet affecterait de manière significative l’environnement .