Terresainte.net - Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible.
Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible

On ne le dit pas assez, mais vraiment les gens s’intéressent les uns aux autres

Emilie Rey
5 mars 2014
email whatsapp whatsapp facebook twitter version imprimable
On ne le dit pas assez, mais vraiment les gens s’intéressent les uns aux autres
Ramez, 24 ans, résidant à Nazareth.

Ramez parle l’arabe mais comme beaucoup de jeunes en Galilée il parle aussi hébreu et anglais. Ses amis sont juifs, musulmans ou chrétiens et il ne se pose même pas la question de leur religion. Rencontre.


Ramez parle l’arabe mais comme beaucoup de jeunes en Galilée il parle aussi hébreu et anglais. Ses amis sont juifs, musulmans ou chrétiens et il ne se pose même pas la question de leur religion. Rencontre.

Ramez, comment occupes-tu tes temps libres?

J’aime jouer au basket, apprendre des langues étrangères. Ma langue maternelle est l’arabe mais comme beaucoup de jeunes en Galilée je parle aussi hébreu et anglais. Suite à un voyage en Italie j’ai eu envie d’apprends l’italien car parler une langue c’est être capable de rentrer en contact avec des personnes qui te sont différentes et donc de découvrir le monde pas seulement avec ta culture ou tes valeurs. Je m’investis aussi au sein de la paroisse, j’anime le catéchisme du dimanche matin, nous accueillons une centaine d’enfants !

D’où viennent tes amis ? Te ressemblent-ils ?

Mes amis sont juifs, musulmans ou chrétiens, je ne me pose même pas la question ! Bien sûr il peut y avoir des difficultés de compréhension ou des prises de position différentes alors on débat. Je viens d’une ville mixte, j’ai toujours été habitué à voir des juifs visiter l’église, des chrétiens et des musulmans parler ensemble…On ne le dit pas assez, mais vraiment les gens s’intéressent les uns aux autres. Nous vivons le même au quotidien, on ne peut pas passer nos vies à parler de la situation à Gaza ou du mur, il nous faut avancer.

T’intéresses-tu à l’actualité ? Y a-t-il des sujets qui te préoccupent plus que d’autres en ce moment ?

Je me sens profondément arabe, chrétien et palestinien, ce n’est pas parce que je vis en Israel que je ne m’intéresse pas à la situation ou évolution de mon pays. J’essaye d’aller le plus souvent possible en Palestine, ainsi je peux voir ce qui change. Mais je dirais que la situation des chrétiens est mon principal intérêt. Nous avons de nombreux sites (abouna.org) qui nous relient les uns aux autres, je veux dire les chrétiens du Moyen-Orient.

Parle-nous des membres de ta famille, que partages-tu avec eux ?

Mon père travaille dans une banque et ma mère enseigne, je parle librement de tout avec ma famille !  Ils essayent de comprendre mes choix et mes questionnements, la famille est quelque chose de très important pour moi.

Justement, quelle place prend la religion dans ta vie quotidienne ?

J’ai fait le choix d’entamer une démarche spirituelle avec les franciscains. Je les ai découverts grâce à abouna Amjad qui à son arrivée a crée un groupe de dialogue pour les jeunes. J’aime leur spiritualité et le 1er mars, si Dieu le veut, je rentrerai comme aspirant au couvent de Nazareth. Je ne sais pas quels sont les plans du Seigneur, mais je suis heureux de cette décision.

Quels sont tes projets, sur le plan personnel et professionnel ?

Pour moi futur rime avec éducation. Je n’ai que 24 ans, mais dans mes différentes activités professionnelles d’ai déjà vu combien des valeurs ou des idées peuvent s’inscrire dans les esprits des enfants. C’est que je souhaite faire de ma vie, aider la jeunesse de nos pays à se comprendre et à s’aimer.

Pour finir, en quelques mots, que souhaites-tu à ton pays ?

Mon pays est la Terre Sainte. Ce que je souhaite c’est la paix intérieure, celle des cœurs, la seule qui pourra un jour apporter la paix à notre terre. Le monde change par de petites actions, c’est ma conviction.

La Newsletter

Abonnez-vous à la newsletter hebdomadaire

Cliquez ici
SOUTENEZ-NOUS

Terresainte.net compte aussi sur votre aide

Faites un don