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Bond en avant pour l’arsenal du Hamas

Giuseppe Caffulli
12 juillet 2014
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Bond en avant pour l’arsenal du Hamas
Une roquette palestinienne interceptée par le système anti-missile israélien. (Photo: Nati Shohat/Flash90)

Dans la nouvelle escalade de violence qui meurtrit la Terre Sainte depuis plusieurs jours, si l’on retrouve toujours les mêmes constantes, on constate aussi quelques nouveautés. Parmi les changements, pas vraiment positifs, l’évolution de la puissance de feu du Hamas à Gaza : elle est maintenant en mesure de frapper Israël avec des missiles de moyenne et longue portée, non seulement Jérusalem et Tel-Aviv, mais aussi la banlieue de Haïfa, bien plus au nord .


Vendredi après-midi, peu après 17h00, Jérusalem a tremblé de peur. Au moins quatre roquettes M-75 ont atteint la partie ouest de la ville. Au son des sirènes, la population s’est précipitée dans des refuges et se sont mis à l’abri. Un long moment de tension, jusqu’à ce que le système anti-missile Iron Dome (Dôme de Fer) ait intercepté et détruit les bombes volantes. S’ils avaient atteint le sol, le M-75 se serait probablement écrasé dans la zone où se trouve la Knesset, le parlement israélien.

Dans la nouvelle escalade de violence qui meurtrit la Terre Sainte depuis plusieurs jours, si l’on retrouve toujours les mêmes constantes, on constate aussi quelques nouveautés. Comme le veut la tragique coutume, la population civile est la première à pâtir des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza. Parmi les changements, pas vraiment positifs, l’évolution de la puissance de feu du Hamas à Gaza : elle est maintenant en mesure de frapper Israël avec des missiles de moyenne et longue portée, non seulement Jérusalem et Tel-Aviv, mais aussi la banlieue de Haïfa, bien plus au nord. Le but est d’atteindre des zones «sensibles», telles que la centrale nucléaire de Dimona. Selon les experts militaires, parmi l’arsenal du Hamas on pourrait aujourd’hui trouver la mortelle M 302 Khaibar, fabriquée en Chine (mais assemblé en Syrie), fournie aux terroristes, de leur propre aveu, par l’Iran. Les conséquences d’une attaque réussie de l’usine de Dimona sont aisément imaginables.

Selon le site Web d’analyses stratégiques Debkafile, la dotation du Hamas a évolué considérablement durant l’année écoulée. La M-302 Khaibar, également utilisée par le Hezbollah lors de l’offensive de l’été 2006, est capable de transporter 175 kg d’explosifs et peut couvrir une portée de 150 km. L’essentiel de tout ce matériel serait probablement arrivé à Gaza via le Soudan et l’Égypte, au cours du mois de mars dernier, par le cargo Klos-C. Les charges des M-302 aurait été transmises au Hamas (par des tunnels qui relient l’Égypte et la bande de Gaza), puis auraient subi une métamorphose rapide dans des ateliers tenus par des ingénieurs du Hezbollah qui, d’après des sources du renseignement israélien, ont apporté aux missiles un changement substantiel dans les systèmes de propulsion. La nouvelle fusée, R-160, renommée ainsi en l’honneur de Abdel Aziz Rantisi, chef du Hamas tué en 2004 au cours d’un raid aérien israélien, serait capable de dépasser la barrière des 150 km.

L’arsenal sur lequel s’appuie le Hamas est aujourd’hui : environ 10 000 roquettes et missiles, ainsi que des batteries de mortiers, particulièrement redoutées, puisque contrairement aux roquettes et aux missiles, leurs balles ne peuvent pas être interceptées en vol.

L’évolution technologique des missiles et des roquettes du Hamas a de quoi surprendre. Même les chefs militaires israéliens, qui jusqu’au de mars considérait l’armement de Gaza comme une faible menace, ont été pris de court. Il est clair qu’en l’espace de quelques mois, le Hamas est devenu un adversaire redoutable pour Israël, et que tôt ou tard, ses membres allaient bien finir par utiliser leur nouvel armement (peut-être de concert avec le Hezbollah au Liban, qui depuis quelques temps reprend les tirs de roquettes en direction de Haïfa).

La visite du pape au mois de mai dernier et la prière collective au Vatican, les yeux du monde entier rivés sur la Ville sainte, avaient appelé les dirigeants politiques et militaires à ne pas user à nouveau de violence, jusqu’à l’événement déclencheur des trois garçons juifs kidnappés et brutalement assassinés près d’Hébron : ce fut l’étincelle propice pour reprendre encore la lutte contre les chefs de guerre (et de terreur) qui défient Israël depuis de Gaza.

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