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La plus vieille version du Lévitique déroulée en 3D

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28 septembre 2016
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La plus vieille version du Lévitique déroulée en 3D
Résultat du dépliage virtuel du papyrus d'En Gedi, © Autorité des antiquités d'Israël.

Une nouvelle technique d'imagerie numérique livre les secrets de la plus ancienne version d'un manuscrit trop endommagé pour être déroulé.


(Jérusalem/n.h.) – Les relevés au radiocarbone datent le rouleau du IIIe ou IVe siècle après Jésus-Christ.  Mais une datation encore plus ancienne a été proposée, celle-ci repose sur des considérations paléographiques, soit l’étude des écritures manuscrites anciennes.  Quoi qu’il en soit, le rouleau est trop endommagée et fragile pour être déroulé, et à l’évidence, une intervention physique était impensable.

Ce parchemin est la plus vieille version du Lévitique, il en contient les deux premiers chapitres. C’est ce qu’a pu déterminer l’équipe de chercheurs américano-israéliens à la tête du projet.

Leur découverte, publiée dans la revue scientifique américaine Science Advances, détaille la technique utilisée. Ces chercheurs ont pu reconstituer une image du document entièrement déroulée, montrant un texte de deux colonnes, et 35 lignes, dont 18 étaient préservées et 17 ont été reconstituées.

Cette technique utilise une tomographie numérique avancée, un scanner 3D. Elle détecte les traces de métal contenu dans l’encre et la texture du document, permettant ainsi la reconstitution virtuelle de l’objet.

 « Nous avons été très surpris de la qualité de ces images », a souligné le professeur Michael Segal, directeur de la faculté de Philosophie et de Religion à l’Université Hébraïque de Jérusalem. « La plus grande partie du texte est lisible, presque aussi lisible que ceux des manuscrits préservés de la Mer Morte », a-t-il ajouté.

Ce parchemin fut déterré en 1970, lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi, non loin de la rive occidentale de la mer Morte. L’ensemble de sa structure principale a été carbonisée et écrasée, et continuait à se désintégrer à chaque maniement.

En lisant le manuscrit, « nous avons été frappés par la ressemblance de certains passages avec le texte Massorétique, un texte faisant autorité au sein du judaïsme. Parfois identique dans le moindre détail calligraphique et organisationnel des sections », a expliqué le professeur Segal. Toutefois ce document « ne donne aucune indication sur le texte original », a-t-il précisé.

Depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte, souligne le spécialiste, cette version de deux chapitres du troisième livre du Pentateuque « est, à ce jour, considéré comme le texte biblique le plus complet et le plus significatif de l’antiquité ».

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