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C’est d’ici que les romains ont conquis Jérusalem

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21 octobre 2016
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C’est d’ici que les romains ont conquis Jérusalem
On peut voir les pierres de fronde sur le sol, qui sont des preuves tangibles de la bataille qui a été menée ici il y a 2000 ans.© Yoli Shwartz/Courtoisie de l'Autorité des antiquités d'Israël

La découverte serait la preuve de l'étendu du troisième mur et le lieu du champs de bataille de l'attaque des romains.


(Jérusalem/n.h.) Des restes du champ de bataille et la destruction partiel du troisième mur, entourant la ville sainte à la fin de la période du Second Temple, a été découvert ces derniers mois dans l’enclave russe situé dans le centre-ville de Jérusalem. Les découvertes ont été faites lors d’une campagne de fouilles préventives menées par l’Autorité des antiquités d’Israël  là où le nouveau campus de l’Académie Bezalel des beaux arts doit être construit.

Les excavations archéologiques ont mis au jour les restes d’une tour en saillie de la muraille de la ville. En face de la façade ouest de la tour se trouvaient également des dizaines de balistes et pierres de fronde que les Romains avaient tiré à l’aide de catapultes vers les gardes juifs stationnés au sommet de la tour pour défendre le mur.

Selon le Dr Rina Avner et Kfir Arbib, les directeurs du chantier de fouilles :« Ceci est un témoignage fascinant du bombardement intensif de l’armée romaine, dirigée par Titus, en route pour la conquête de la ville et la destruction du Second Temple. L’attaque visait les sentinelles qui gardaient le mur et servait de couverture pour les forces romaines afin d’approcher le mur avec des béliers et ainsi surmonter les défenses de la ville.» L’historien Flavius Josèphe, un témoin oculaire de la guerre, a fourni de nombreux détails sur ce mur. Selon lui, le mur a été conçu pour protéger le nouveau quartier de la ville qui s’était développé en dehors de ses limites, au nord des deux murs existants de la ville. La construction du troisième mur a été entreprise par Agrippa Ier; cependant, ce dernier interrompit la construction afin de ne pas encourir la colère de l’empereur Claudius et dissiper tous les doutes au sujet de sa loyauté. La construction du troisième mur a été reprise quelque vingt années plus tard par les défenseurs de Jérusalem, dans le projet de fortifier la ville. Préparatifs des rebelles de la communauté juive en vue de la Grande révolte contre Rome.

« Nous voyons ici une partie d’un mur énorme faisant plus de 1,90m de largeur. De plus nous avons les preuves d’une bataille avec plus de 70 pierres de balistes en face du mur, indique Dr. Avner debout entre le mur et les pierres de baliste. C’est un champs de guerre dont nous pouvons lire les moindres détails chez Josèphe et ainsi que tout le bras de fer qui a eu lieu ici. »  « J’ai la chaire de poule car le sentiment de la bataille est toujours là, poursuit-elle. Les balistes trouvées en si grande quantités, l’une à proximité de l’autre, face au mur en question ne laisse pas de doute sur le fait qu’il y a eu là une bataille à l’époque romaine, qu’il s’agit là du troisième mur et par lequel les romains se sont introduit à Jérusalem.»

Josèphe décrit dans le détail le tracé du mur qui partait de la tour d’Hippicus, qui est maintenant identifié avec la Citadelle de David. À partir de là, le mur s’étendait au nord de la tour de Psephinus, qui défendait le coin nord-ouest du mur de la ville. De là, le mur tournait vers l’est et descendait vers le tombeau de la reine Hélène, connu aujourd’hui sous le nom des Tombeaux des Rois, dans Jérusalem-Est.

Un débat non résolu entre les chercheurs a été en cours depuis le début du XXe siècle jusqu’à l’excavation en cours quant au tracé du troisième mur et la question concernant les limites de Jérusalem à la veille de l’assaut romain dirigé par Titus. Il semblerait que la nouvelle découverte dans le quartier russe soit la preuve de l’existence du mur dans ce lieu.

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