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Le Pape prie pour le Liban et le Moyen-Orient

Christophe Lafontaine
20 novembre 2017
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Le Pape prie pour le Liban et le Moyen-Orient
Le pape François lors de la prière de l'Angélus sur la place Saint Pierre.

Après la prière de l’Angélus du 19 novembre 2017, le pape François a lancé depuis le Vatican un appel pour la stabilité du Liban et pour la paix au Moyen-Orient.


Place Saint-Pierre hier à Rome, à l’heure de l’Angélus, le pape François a adressé une  « pensée particulière » au « cher peuple libanais ». Il a également lancé un appel pour « la stabilité du pays » et a fait part de ses prières pour que le pays du Cèdre « puisse continuer d’être ‘un message’ de respect et de coexistence aussi bien pour le Moyen-Orient que pour le monde entier. »

Le pape a également lancé depuis la fenêtre du Palais apostolique un appel « sincère » à engager « tous les efforts possibles pour favoriser la paix, en particulier au Moyen-Orient. » A l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres, instituée un an auparavant à la fin du jubilé de la miséricorde, le pape a voulu – de manière élargie – faire mémoire « de façon particulière des populations qui vivent une douloureuse pauvreté à cause de la guerre et des conflits. »

De son côté, a rapporté L’Orient-Le jour dans son édition d’hier, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères du Vatican, Mgr Paul Richard Gallagher, a réaffirmé « l’attachement du pape François au Liban et au modèle de coexistence qu’il représente », durant son entretien avec le président du Conseil central maronite, l’ancien ministre Wadih el-Khazen, au Saint-Siège. Le quotidien libanais avait indiqué plus tôt en milieu de semaine dernière, que Gebran Bassil, le ministre libanais des Affaires étrangères s’était entretenu à Rome avec le secrétaire d’Etat auprès du Saint-Siège, Petro Parolin, en présence du secrétaire auprès du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats, l’archevêque Paul Richard Gallagher. Les trois protagonistes ont insisté lors de leur réunion sur l’importance de la stabilité interne libanaise. « Aucune partie au Liban ne doit se sentir lésée pour ne pas créer de déséquilibre », a souligné Gebran Bassil.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri a créé la surprise le 4 novembre 2017 en annonçant sa démission soudaine depuis Riyad, la capitale saoudienne, dénonçant la « mainmise »  sur son pays de l’Iran et de son allié libanais, le Hezbollah. Depuis, sa liberté de mouvement fait l’objet d’intenses spéculations et met en péril la stabilité du Liban. La France, en médiatrice, a accueilli samedi 18 novembre 2017 Saad Hariri sur son territoire et a multiplié ce week-end les contacts diplomatiques pour empêcher la crise d’empirer au Liban. « La France a montré encore une fois la grandeur de son rôle dans le monde et la région. Elle prouve son attachement au Liban et à sa stabilité », a déclaré le Premier ministre démissionnaire.

Attendu à Beyrouth au plus tard mercredi, il devrait y remettre officiellement sa démission. Saad Hariri a également annoncé qu’il participerait aux célébrations de la fête nationale dite « fête de l’Indépendance » qui doivent avoir lieu ce jour-là…

Il a par ailleurs indiqué dans un tweet qu’il se rendra en Egypte pour rencontrer le président Abdel Fattah al-Sissi mardi 21 novembre 2017. 

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