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Les malheurs des réfugiés syriens en Égypte

Terrasanta.net
26 novembre 2013
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Les réfugiés syriens ayant atteint l'Égypte de manière clandestine - première étape avant de rejoindre l'Europe par la mer -  ont été arrêtés par la police égyptienne et détenus dans des conditions extrêmes jusqu'à ce qu'ils acceptent de quitter le pays. Beaucoup retournent en Syrie, d'autres tentent de traverser la Méditerranée pour l'Italie. L’association Human Rights Watch dénonce cette situation.


(Milan / c.g.) – Les réfugiés syriens ayant atteint l’Égypte de manière clandestine – première étape avant de rejoindre l’Europe par la mer –  ont été arrêtés par la police égyptienne et détenus dans des conditions extrêmes jusqu’à ce qu’ils acceptent de quitter le pays. Beaucoup retournent en Syrie, d’autres tentent de traverser la Méditerranée pour l’Italie.

C’est ce qu’a déclaré Human Rights Watch (HRW), l’une des principales organisations internationales défendant les droits de l’homme. Selon HRW, l’Égypte aurait détenu arbitrairement pendant des semaines, parfois des mois, plus de 1500 réfugiés en provenance de Syrie, dont au moins 400 Palestiniens et 250 enfants (parmi lesquels plusieurs nouveaux-nés).

Beaucoup d’entre eux ont été arrêtés directement sur des navires au large des côtes de l’Égypte, d’autres dans des abris où ils se cachaient près de la côte, en attendant de monter à bord. Pour exemple, le 17 septembre, un navire transportant des réfugiés syriens a été rejoint par la marine égyptienne au large de la côte d’Alexandrie. L’armée a fait feu, tuant ainsi deux personnes. Le 11 octobre, non loin de là, un autre navire d’immigrants a été coulé : 12 personnes sont mortes noyées, tandis que 116 (dont 40 Syriens et 72 Palestiniens) ont été sauvées. Plusieurs survivants ont été arrêtés par la police égyptienne.

Human Rights Watch, qui a visité deux postes de police où sont détenus les Syriens, rend témoignage des conditions de surpopulation, de saleté et de pauvreté dans lesquelles ces derniers sont maintenus. Selon les sources de l’organisation humanitaire basée aux États-Unis, les réfugiés ne reçoivent aucune explication écrite sur le motif de leur arrestation, et sont détenus en garde-à-vue jusqu’à ce qu’ils acceptent de signer «librement» une déclaration d’intention de quitter le pays.

Beaucoup d’entre eux, après avoir fui la Syrie, acceptent faire le chemin inverse, prenant d’immenses risques pour leur vie. D’autres choisissent de naviguer en direction de l’Italie plutôt que de rentrer chez eux.

Selon les propos de M. Joe Stork, directeur adjoint du bureau Moyen-Orient – Afrique du Nord d’Human Rights Watch, la police égyptienne s’opposerait à l’arrivée des réfugiés palestiniens qui ont fui la Syrie, leur interdisant ainsi l’accès aux bureaux de l’ONU pour les réfugiés auprès desquels ils pourraient demander protection. « L’Égypte – a déclaré M. Stork – doit libérer immédiatement les personnes détenues et permettre à l’ONU de les protéger ».

Selon le gouvernement égyptien, au moins trois cent mille citoyens syriens résident en Égypte. Parmi eux 125 000 sont arrivés après le début du conflit syrien. Cinq à six mille sont des réfugiés palestiniens en provenance de la Syrie. Depuis le 8 juillet, les autorités égyptiennes ont imposé des restrictions à l’entrée des citoyens syriens. Aujourd’hui, ceux qui arrivent ne peuvent obtenir de visa d’une durée supérieure à un mois. 

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