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Quelques chiffres sur les milices étrangères en Syrie

Terrasanta.net
24 décembre 2013
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La dimension internationale de la guerre en Syrie – à savoir, ceux qui luttent entre eux ne sont pas forcément syriens - a été établie et semble de plus en plus flagrante. On estime, par exemple, que les miliciens jordaniens sont environ 1200, les iraniens 60 000, les libanais 3500, et les européens 1700.


(Milan / c.g.) – La dimension internationale de la guerre en Syrie – à savoir, ceux qui luttent entre eux ne sont pas forcément syriens – a été établie et semble de plus en plus flagrante. Mohammed Shalabi, aussi connu sous le nom d’Abu Sayyaf, chef du Jihad islamique en Jordanie, a révélé au site d’informations libanaises Now qu’il y aurait environ 1 200 militants islamistes jordaniens engagés en Syrie, dont, selon Hassan Abu Haniyeh, analyste politique expert des groupes islamiques, environ 200 seraient morts au cours de ces trois années de conflit. La plupart de ces combattants occuperaient des postes à responsabilité au sein l’organisation Jabhat al Nusra, organisation islamiste, parmi les plus puissantes en opposition à Bashar al-Assad. Les Jordaniens au contraire refuseraient de combattre pour l’État islamique d’Irak et du Levant (Isis), ne partageant pas les vues radicales de cette seconde organisation en termes de traitement des minorités (comme la profanation systématique des églises et l’enlèvement des chrétiens).

Pourtant, l’organisation jordanienne n’est pas la plus grande communauté étrangère engagée sur le terrain syrien. Selon Ahmad Jarbe, président du gouvernement provisoire de Syrie, à la fin d’octobre, au moins 60 000 miliciens iraniens ont rejoint les troupes de Bachar al Assad. Selon un communiqué du journal israélien du général de l’armée israélienne Noam Tibon au Jerusalem Post, la présence du Hezbollah libanais en 2013 aurait même atteint les 10 000 unités, pour descendre à 3500 en automne.

Mais parmi les rebelles il y a aussi de nombreux musulmans européens : selon une étude récente publiée dans le Washington Post et menée par Thomas Hegghammer, spécialiste de l’islam radical, les Européens engagés sur le front syrien seraient entre 1100 et 1700 : beaucoup viennent de France (200 à 300), de Colombie (également de 200 à 300) et d’Allemagne (200). Les musulmans italiens seraient une cinquantaine. Un groupe de militants tchétchènes, environ 200, célèbre pour sa cruauté et son intégrisme, ferait également partie des adversaires de Bashar al-Assad.