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Le Vatican reconnait l’Etat de Palestine

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13 mai 2015
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Le Vatican reconnait l’Etat de Palestine
Le pape François reçu par le Président Mahmoud Abbas à Bethléem le 25 mai 2014. © Atta Jaber/Flash90

Mardi 13 mai, le Saint-Siège a signé avec les représentants de l’Etat palestinien un « accord » sur  « les aspects essentiels de la vie et de l'activité de l'Eglise en Palestine ». Ce document débouchera sur une signature de ce qui deviendra alors « la reconnaissance de l’existence de l’Etat » de Palestine, selon le père Federico Lombardi porte-parole du Vatican.


(Jérusalem/mab) – Mardi 13 mai, le Saint-Siège a signé avec les représentants de l’Etat palestinien un « accord » sur « les aspects essentiels de la vie et de l’activité de l’Eglise en Palestine ». Ce document débouchera sur une signature de ce qui deviendra alors « la reconnaissance de l’existence de l’Etat » de Palestine, selon le père Federico Lombardi porte-parole du Vatican.

La signature finale pourrait intervenir ce week-end dans la Cité du Vatican, alors que le Président Mahmoud Abbas sera à Rome à l’occasion de la canonisation des Bienheureuses et futures Saintes palestiniennes Sr Marie Alphonsine Ghattas et Mariam Bawardi.

En Israël, la nouvelle a été accueillie fraichement. Le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué a qualifié cette décision de « décevante ». Elle « ne fait pas avancer le processus de paix. Il éloigne au contraire le leadership israélien d’un retour à des pourparlers directs et bilatéraux » poursuit le communiqué.

Selon l’AFP, « le Vatican avait utilisé pour la première fois en février 2013 l’expression « Etat de Palestine », à la suite de l’admission en novembre 2012 de la Palestine comme Etat observateur à l’ONU, mais cet accord de principe marque une évolution de sa position sur la question. »

Les négociations elles ne sont pas récentes. Un premier accord entre le Saint-Siège et l’Autorité palestinienne avait été signé en 2000 tandis que les relations officielles avaient été instaurées en 1994.

Ces négociations se menaient pour la diplomatie vaticane en parallèle de celles, toujours en cours après plus de 20 ans, avec l’Etat d’Israël pour la ratification de l’accord financier et juridique censé parachevé l’accord fondamental de décembre 1993.

Ce sont ces mêmes aspects juridiques et financiers que vient régler l’accord signé ce jour.  Mais pas qu’eux. Mgr Camilleri dans un entretien qu’il a accordé à l’Osservatore Romano,  souligne qu’un chapitre (le second) et « très détaillé » est consacré « à la liberté religieuse et de conscience ». Dans cet entretien à la demande du journaliste interrogeant sur le caractère exemplaire de cet accord Mgr Camilleri répond : « S’agissant ici de la présence de l’Eglise dans le pays où le christianisme est né, l’accord a une valeur et une signification très spéciale. Le fait qu’il reconnaisse clairement, entre autres choses, la personnalité de l’Eglise et de la liberté de religion et de conscience peut être suivie par d’autres pays, même ceux à majorité musulmane, et montre que cette approbation n’est pas incompatible avec le fait que la majorité de la population du pays appartient à une autre religion. »

Là où le gouvernement israélien voit ce qu’il appelle généralement un « obstacle à la paix », Mgr Camilleri espère au contraire que cette signature puisse être de nature à faire avancer les choses : « Même si c’est de façon indirecte, il serait positif que l’accord puisse en quelque sorte aider les Palestiniens à voir établi et reconnu un Etat de Palestine indépendant, souverain et démocratique vivant en paix et sécurité avec Israël et ses voisins, et dans le même temps qu’il puisse encourager  en quelque sorte la communauté internationale, en particulier les partis les plus directement intéressés, à prendre davantage de mesures pour aider à parvenir à une paix durable et à la solution souhaitée à deux Etats. Ce serait une grande contribution à la paix et la stabilité dans une région en proie à des conflits depuis si longtemps. Quant à eux, Saint-Siège et l’Eglise locale sont impatients de travailler ensemble sur un chemin de dialogue et de paix. »

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