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Dans quelques jours, à Nazareth, la célébration de la Journée mondiale du Malade

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6 février 2016
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Dans quelques jours, à Nazareth, la célébration de la Journée mondiale du Malade
La partie supérieure de la façade de la Basilique de l'Annonciation à Nazareth. En latin est gravée la prière de l'Angélus. (Photo Shutterstock.com)

La Journée mondiale du Malade, instituée par le Pape Saint Jean-Paul II en 1992, sera cette année célébrée d'une manière solennelle en Terre Sainte avec un temps central à Nazareth. L'événement en est à sa vingt-quatrième édition et revient chaque année le 11 février, le jour où le calendrier catholique rappelle les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes.


(G.S.) – La Journée mondiale du Malade, instituée par le Pape Saint Jean-Paul II en 1992, sera cette année célébrée d’une manière solennelle en Terre Sainte avec un temps central à Nazareth. L’événement en est à sa vingt-quatrième édition et revient chaque année le 11 février, jour où le calendrier catholique rappelle les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes. Cette journée est célébrée dans de nombreux diocèses de la planète, si ce n’est pas tous. Tous les trois ans, comme cette année, la célébration se fait plus importante avec la proposition d’une réunion internationale convoquée, en général, dans un sanctuaire marial.

Ainsi, l’attention se portera, dans quelques jours, sur la Basilique de l’Annonciation, au cœur de Nazareth, la ville de Marie et Joseph, l’endroit où le Seigneur Jésus a passé les trente premières années de sa vie terrestre. L’envoyé du pape, Mgr. Zygmunt Zimowski, président du Conseil pontifical pour les services de santé (pour la Pastorale de la Santé) présidera une messe au cours de laquelle de nombreuses personnes âgées et malades – les habitants des lieux et les pèlerins – recevront le sacrement de l’onction des malades.

Depuis l’initiative qui a pris forme en Terre Sainte, il semblait naturel d’insérer ce 11 février dans un pèlerinage qui touchera également d’autres endroits – y compris Jérusalem, Bethléem, Ramallah et Haïfa – et, grâce à des organisations telles que l’Unitalsi, d’atteindre d’autres pèlerins malades ou handicapés.

La réunion internationale, a déclaré aux journalistes le Père Augusto Chendi, sous-secrétaire du dicastère, sera divisée « en moments liturgiques, en approfondissements théologique-pastoraux et en gestes concrets de charité, qui trouveront une expression particulière lors de visites à différents hôpitaux et établissements d’accueil et de soins infirmiers de la région ».

Le premier moment officiel sera une conférence prévue pour l’après-midi du 9 février au Centre Notre-Dame de Jérusalem. Elle se penchera, encore selon les mots du père Chendi, sur « des problèmes d’ordre éthique et pastoral qui sont nécessaires tant au niveau clinique et thérapeutique qu’au niveau législatif. En particulier sous la bannière de la valeur inviolable de chaque vie humaine et de la dignité unique dont chaque personne est revêtue. Elle s’arrêtera sur les questions pertinentes, en particulier celle de la fin de vie et de l’accueil des personnes avec des maladies diverses, physiquement ou mentalement invalidantes ». Est prévu, entre autres, la participation à la conférence d’agents de santé locaux pas seulement des catholiques nin non plus seulement des chrétiens.

A cette occasion, a anticipé le père Peter Felet – secrétaire général de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte – le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr. Fouad Twal, annoncera la création de nouveaux comités d’éthique destinés à soutenir dans leur travail les travailleurs chrétiens employés dans de nombreux établissements de santé publics et privés en Israël, en Palestine et en Jordanie.

La délégation du Vatican se déplacera ensuite à Nazareth, le 10 février dans la soirée, où l’archevêque melkite George Bacouni présidera la récitation du chapelet et la procession aux flambeaux dans l’enceinte de la basilique mariale. Le lendemain, dans l’après-midi, le sanctuaire sera l’hôte de la célébration solennelle présidée par l’envoyé du pape.

Pour les pèlerins venus de l’étranger, il est également prévu la possibilité de passer à travers les portes de la miséricorde ouvertes dans les sanctuaires de Nazareth,  Bethléem et Gethsémani. Le matin du 12 est également prévue une messe présidée par le Custode de Terre Sainte sur le mont des Béatitudes, lequel donne sur le lac de Tibériade en Galilée.

Entre le 7 et le 13 février, selon des conditions spécifiques établies par le pape, les fidèles pourront également obtenir (et pas seulement en Terre Sainte) l’indulgence plénière ou partielle.

Dans son message pour la Journée mondiale du Malade, François propose de méditer sur le miracle de Cana en Galilée raconté dans le deuxième chapitre de l’Evangile de Jean. Le Pape écrit : « La maladie, surtout lorsqu’elle est grave, met toujours l’existence humaine à l’épreuve et apporte avec elle des interrogations qui creusent en profondeur. Parfois, le premier moment peut être de révolte : pourquoi est-ce que cela m’est arrivé ? On se sent désemparé, la tentation devient grande de penser que tout est perdu, que désormais rien n’a plus de sens… Dans ces situations, la foi en Dieu est, d’une part, mise à l’épreuve et, d’autre part, révèle en même temps toute sa puissance positive. Non parce que la foi fait disparaître la maladie, la douleur ou les problèmes qui en dérivent, mais parce qu’elle offre une clé avec laquelle nous pouvons découvrir le sens le plus profond de ce que nous sommes en train de vivre; une clé qui nous aide à voir que la maladie peut être la voie pour arriver à une proximité plus étroite avec Jésus, qui chemine à nos côtés, chargé de la croix. Et cette clé c’est sa Mère, Marie, experte de cette voie, qui nous la remet ».

Bergoglio observe : « Le banquet des noces de Cana est une icône de l’Église : au centre il y a Jésus miséricordieux qui accomplit le signe ; autour de lui les disciples, les tout premiers de la nouvelle communauté ; et près de Jésus et de ses disciples, il y a Marie, Mère prévoyante et priante. Marie participe à la joie des gens ordinaires et contribue à l’accroître ; elle intercède auprès de son Fils pour le bien des époux et de tous les invités. Et Jésus n’a pas refusé la demande de sa Mère. Que d’espérance pour nous tous dans cet événement ! Nous avons une Mère qui a les yeux vigilants et pleins de bonté, comme son Fils ; le cœur maternel et débordant de miséricorde, comme lui ; les mains qui veulent aider, comme les mains de Jésus qui rompaient le pain pour celui qui avait faim, qui touchaient les malades et les guérissaient. Cela nous remplit de confiance et fait que nous nous ouvrons à la grâce et à la miséricorde du Christ ».

« Dans la scène de Cana – dit encore le Pape – en plus de Jésus et de sa Mère, il y a ceux qui sont appelés les « serviteurs », qui reçoivent d’elle ce conseil : «Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2,5). (…) Ces personnages anonymes de l’Évangile nous enseignent tant de choses. Non seulement ils obéissent, mais ils obéissent généreusement : ils remplissent les jarres jusqu’au bord (cf. Jn 2,7). Ils ont confiance en la Mère et font immédiatement et bien ce qui leur est demandé, sans se plaindre, sans tergiverser. En cette Journée mondiale du Malade nous pouvons demander à Jésus miséricordieux, par l’intercession de Marie, sa Mère et la nôtre, qu’il nous accorde à tous cette disposition au service de ceux qui sont dans le besoin, et concrètement de nos frères et sœurs malades. Parfois, ce service peut être fatigant, lourd, mais nous sommes certains que le Seigneur ne manquera pas de transformer nos efforts humains en quelque chose de divin. Nous pouvons nous aussi être des mains, des bras, des cœurs qui aident Dieu à accomplir ses prodiges, souvent cachés. Nous aussi, bien-portants ou malades, nous pouvons offrir nos fatigues et nos souffrances comme cette eau qui remplit les jarres aux noces de Cana et a été transformée en un vin excellent ».

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