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Tour d’Italie : un appel contre le départ depuis Israël

Beatrice Guarrera
28 novembre 2017
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Tour d’Italie : un appel contre le départ depuis Israël
Une course à vélo sous les murs de la vieille ville de Jérusalem.

Un appel public international conteste le choix d'Israël et en particulier de Jérusalem pour le top départ de l'édition 2018 du Giro, le Tour d’Italie. En voici les raisons.


(Jérusalem) – Plus de 120 organisations pour les droits de l’Homme l’ont signée, des syndicats, des associations pour le tourisme éthique, des groupes sportifs et religieux de 20 pays : il s’agit de la pétition instruite le 22 novembre, en vue de la présentation officielle du Tour d’Italie (Giro) qui aura lieu le 29 novembre à Milan, date qui coïncide avec la Journée internationale de solidarité des Nations Unies avec le peuple palestinien. Dans les signataires on retrouve : le linguiste Noam Chomsky, les avocats John Dugard et Richard Falk, ex-rapporteurs spéciaux des Nations Unies pour la Palestine, l’acteur et dramaturge Moni Ovadia, les députés européens Eleonora Forenza et Sergio Cofferati et l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini.

Parmi les organisations qui ont adhéré à l’appel, il y a les syndicats Fiom-Cgil et Usb en Italie, les groupes religieux chrétiens, comme Pax Christi, la Communauté chrétienne de base (Cdb) de Saint-Paul en Italie, et des groupes juifs comme Jewish Voice for Peace (Usa), le réseau italien Eco (Ebrei contro l’occupazione – Juifs contre l’occupation-), l’Union des Progressistes juifs (Belgique), Jews for Justice for Palestinians  – les Juifs en faveur de la Justice pour les Palestiniens – (Grande-Bretagne).

Selon les signataires, le Tour d’Italie en Israël « occulterait l’occupation militaire et la discrimination contre les Palestiniens de la part d’Israël et en même temps, il encouragerait le sentiment d’impunité, alimentant le déni permanent des droits des Palestiniens sanctionnés par l’ONU ». Pour ces raisons, les organisations impliquées ont demandé à Rcs Media Group, l’organisateur de l’événement, de transférer le départ du Tour dans un autre pays.

Ce  n’est pas seulement le choix d’Israël qui est contesté, mais aussi le parcours du Tour qui a été rendu public par les cartes et les vidéos officielles. Jérusalem Est – selon les organisations signataires de la pétition – serait présentée « comme si elle faisait partie de l’Etat d’Israël et était sa capitale unifiée ». C’est toujours un territoire controversé puisqu’il est sous contrôle israélien depuis 1967, mais il n’a jamais obtenu l’assentiment de l’ONU et la reconnaissance de la communauté internationale. Un autre aspect critique de la course est la dernière étape israélienne, prévue dans le sud du pays, qui passera près des villages bédouins palestiniens non reconnus par Israël, privés d’électricité, d’eau, de routes, de structures de santé et d’éducation. Les signataires de la déclaration ont également condamné l’intention du Tour d’Italie de « célébrer » les 70 ans de la fondation de l’Etat d’Israël.

Pour la campagne de protestation #CambiaGiro (Change de Tour), une série d’initiatives a été lancée : des messages au pape François, lui demandant de refuser l’invitation de Netanyahu pour donner le départ de la course ; des lettres à Rcs pour transférer le point de départ du Tour ; des événements sportifs et un rallye-vélo à travers toute l’Italie les 25 et 26 novembre. A quelques jours de la présentation officielle du Tour d’Italie 2018, les polémiques sur le départ d’Israël sont plus vives que jamais.

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