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Israël: les restes d’un monastère byzantin à Beit Shemesh

Christophe Lafontaine
20 décembre 2017
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Un site de pèlerinage chrétien du VIe siècle a été mis à jour au sud de Beit Shemesh. La richesse des décors en mosaïque et marbre a sidéré l’Autorité des Antiquités d’Israël qui s’en est fait l’écho le 20 décembre 2017.


Des vestiges « spectaculaires » d’un monastère incluant une église du VIe siècle, selon le style et la datation du site, ont été découverts à Beit Shemesh, en Israël, à 30 km à l’ouest de Jérusalem. « Nous connaissions déjà un certain nombre d’anciennes églises et monastères » dans la région, a déclaré Benyamin Storchan, le directeur des fouilles, mais ajoute-t-il, ce site présente « une conservation exceptionnelle ». C’est ainsi que l’Autorité des Antiquités d’Israël (AAI) relaie dans un communiqué publié ce jour, les résultats de fouilles commencées cet été qui ont eu lieu à cause – ou plutôt grâce à – l’agrandissement du quartier de Ramat Beit Shemesh. De fait, la ville Beit Shemesh –moderne et en pleine expansion, s’est vu ajouter ces dernières années de nouveaux quartiers surnommés Ramat (colline en hébreu). Ainsi il y a Ramat Aleph, Ramat Beit, Ramat Guimel et bientôt Guimel 2 et Daleth. Plus de 1000 volontaires adolescents (de diverses écoles, associations ou organisation prémilitaires) ont prêté main-forte aux fouilles, a indiqué l’Autorité des Antiquités d’Israël qui mène ce chantier archéologique, financé par le ministère de la Construction et du Logement.

Un lieu de pèlerinage important

Les pavements recouverts de mosaïques colorées sont « impressionnants », dixit le communiqué de l’AAI. Dans l’une des pièces du complexe, a été découvert « un sol en mosaïque décoré d’oiseaux, de feuilles et de grenades », explique Benyamin Storchan, le directeur des fouilles.

De nombreux artefacts en marbres (aux motifs de fleurs ou de coquilles) – sans doute importés de Turquie – ont également été mis à jour lors de ces fouilles archéologiques. « Au cours des recherches, nous avons découvert sous nos yeux les vestiges de murs construits en maçonnerie de pierre de grande taille et un certain nombre d’éléments architecturaux dont une base de pilier de marbre décorée de croix et des fenêtres à claire-voie de marbre », détaille le directeur des fouilles de l’AAI. Pour lui, ces artefacts trouvés dans le grand bâtiment, suggérant un complexe monastique,  « peuvent indiquer que le site était important et qu’il était peut-être un lieu pour les pèlerins de l’époque dans la région de la Shéphélah judéenne. »  

Cette région de basses montagnes se situe entre la ligne montagneuse centrale d’Israël et la plaine côtière de l’ancienne Philistie. Elle s’étend sur 100 km et est délimitée à l’est par les monts de Judée, à l’ouest par la plaine côtière. Au sud par le nord du désert du Néguev et au nord par le bord des montagnes de Samarie.

Jusqu’à présent, seulement un petit pourcentage de monastères a été découvert dans la région, a précisé le communiqué, mais les raisons de leur abandon au VIIe siècle après J.-C. restent inconnues. L’archéologue, Benyamin Storchan, explique dans une vidéo qu’une bonne part de l’économie de l’époque se développait autour de ces monastères riches. Des petites croix de bronze ont également étaient découvertes ainsi que des hameçons, des arêtes de poissons et des lampes à huile de l’époque byzantine et également de la période abbasside (VIIIe – XIIIe siècle). 

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