Mur hasmonéen
Une équipe de l’Autorité israélienne des antiquités a mis au jour à Jérusalem un tronçon de rempart datant du IIe siècle avant notre ère. Long de plus de 40 m et large d’environ 5 m, il a été découvert sous le complexe du Kishle, près de la Tour de David. Les chercheurs pensent qu’il a été construit peu après la révolte des Maccabées et les événements de Hanoucca.
Le mystère porte surtout sur sa destruction. Le mur a été démonté méthodiquement avant d’être recouvert par un palais royal hasmonéen. Les archéologues s’interrogent : pourquoi détruire une fortification aussi massive peu de temps après sa construction ? La découverte éclaire une période encore mal connue de l’histoire de Jérusalem à l’époque hasmonéenne.
Source : Times of Israël
Sentier contesté
Le projet d’aménagement du sentier autour du lac de Tibériade provoque une vive opposition des associations écologistes israéliennes. Le plan prévoit la conservation de clôtures et de portails déjà installés sur certaines portions du rivage, empêchant selon les ONG un libre accès du public au lac.
Les organisations environnementales dénoncent aussi la légalisation d’aménagements construits à l’origine sans autorisation. Le projet concerne un tronçon de 32 km du sentier circulaire autour du Kinneret. Les défenseurs du projet affirment vouloir concilier randonnée, sécurité et respect des propriétés privées. Les opposants craignent au contraire une privatisation progressive des rives du lac.
Source : Times of Israël
La cour suprême tord le bras du Grand Rabbinat
Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, trois femmes ont passé un examen officiel du Grand Rabbinat. L’épreuve portait sur les lois juives du deuil. Elle a pu avoir lieu grâce à une décision de la Haute Cour après plusieurs années de bataille judiciaire.
Le Grand Rabbinat orthodoxe continue de refuser l’ordination rabbinique des femmes. Mais réussir ces examens ouvre l’accès à certains avantages professionnels et administratifs reconnus par l’État. Les candidates ont composé dans une salle séparée des hommes, après une injonction d’urgence de la justice mettant fin à plusieurs heures de retard le jour de l’examen.
Source : Times of Israël
Neige de mai sur l’Hermon
De la neige est tombée début mai sur les hauteurs du mont Hermon, un phénomène devenu exceptionnel en Israël. Selon le site de la station, plusieurs centimètres se sont accumulés au sommet, à plus de 2 000 mètres d’altitude, avec des températures descendantes jusqu’à -2 °C et de fortes rafales de vent.
Les responsables du site parlent d’un épisode inédit depuis 2011 pour cette période de l’année. Au niveau inférieur de la station, aucune neige n’avait été enregistrée en mai depuis les années 1960. Les images diffusées montrent un paysage hivernal inattendu au cœur du printemps israélien.
Source : Chaîne 10
Pétra retourne au désert
Le secteur touristique de Pétra traverse une nouvelle crise sous l’effet des tensions régionales au Proche-Orient. Selon les responsables locaux, les réservations étrangères se sont effondrées depuis le début de l’année et les annulations se multiplient dans les hôtels, agences et circuits touristiques.
Les autorités de la région de Pétra rappellent pourtant que 2025 avait marqué une reprise importante après les années Covid et les premières conséquences de la guerre à Gaza. Le site avait accueilli plus de 580 000 visiteurs, dont près de 374 000 étrangers, soit une hausse de 45 % des arrivées internationales par rapport à 2024.
Mais depuis le printemps 2026, la situation s’est de nouveau dégradée. Les professionnels du tourisme évoquent des chutes de fréquentation allant jusqu’à 60 % pour certaines périodes. À Pétra, dont l’économie dépend presque entièrement du tourisme, guides, chauffeurs, artisans et hôteliers voient leur activité s’effondrer.
Source : Jordan Times
Mémoire jordanienne
Le ministère jordanien de la Culture a relancé son appel à contributions pour la plateforme numérique “Stories from Jordan”, destinée à recueillir récits, archives familiales, photographies, enregistrements et vidéos liés à l’histoire du pays. Lancée en mars, l’initiative veut constituer une mémoire collective accessible en ligne.
Les autorités encouragent les Jordaniens à partager souvenirs personnels, traditions locales et témoignages historiques afin d’enrichir un vaste fonds documentaire national. Le projet s’inscrit dans une politique plus large de préservation du patrimoine culturel et de transmission aux générations futures.
La plateforme permet de déposer directement textes, images, fichiers audio ou vidéos. Le ministère espère ainsi faire émerger une histoire du royaume racontée aussi par ses habitants, au-delà des archives officielles.
Source : Jordan Times
Le baptême attire encore
Le site du baptême de Jésus, sur les rives jordaniennes du Jourdain, a accueilli plus de 25 500 visiteurs durant les premiers mois de 2026, selon les autorités jordaniennes. Les responsables du site soulignent une hausse de la fréquentation malgré les tensions régionales qui continuent de peser sur le tourisme au Proche-Orient.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015, le site de Béthanie-au-delà-du-Jourdain est l’un des principaux lieux de pèlerinage chrétiens de Jordanie. Des groupes venus d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine continuent d’y célébrer baptêmes et liturgies au bord du fleuve.
Les autorités jordaniennes misent sur le tourisme religieux pour soutenir l’économie locale. Le Royaume cherche notamment à promouvoir les grands sites bibliques liés à Moïse, Jean-Baptiste et aux premières communautés chrétiennes de la région.
Source : Jordan Times
Des graines venues d’Arabie
Des chercheurs israéliens ont analysé des centaines de graines anciennes retrouvées dans le désert du Néguev. Résultat : dès l’âge du Bronze et surtout à l’époque biblique, des plantes venues du sud de la péninsule Arabique circulaient déjà jusqu’au Levant. Les échanges ne concernaient donc pas seulement l’encens et les épices, mais aussi des cultures agricoles. Les archéologues y voient la trace de routes commerciales bien plus actives qu’on ne l’imaginait entre Arabie, Néguev et Méditerranée orientale. L’étude éclaire aussi le rôle des oasis et des caravanes dans la diffusion des plantes et des savoir-faire agricoles.
Source : Times of Israël
Des troupeaux sans frontières
Une étude archéozoologique menée dans le Levant montre que, durant l’âge du Fer, les troupeaux circulaient largement entre différentes régions aujourd’hui disputées politiquement. En analysant des dents et des ossements d’animaux, les chercheurs ont découvert que des bergers pratiquaient déjà une forme de transhumance dépassant les frontières territoriales. Les moutons et chèvres voyageaient entre zones de pâturage selon les saisons et les besoins climatiques. Les chercheurs estiment que cette mobilité pastorale a contribué aux échanges économiques et culturels entre populations voisines, bien avant la fixation des frontières modernes.
Source : Times of Israël
Un envoyé spécial pour les chrétiens
Le gouvernement israélien a nommé un envoyé spécial, George Deek, chargé des relations avec le monde chrétien, dans un contexte de tensions croissantes autour des agressions visant des religieux et des lieux chrétiens en Israël et à Jérusalem. Cette nouvelle fonction a été confiée à un diplomate du ministère des Affaires étrangères. Les autorités israéliennes affirment vouloir améliorer le dialogue avec les Églises et répondre aux critiques internationales. Ces derniers mois, plusieurs incidents avaient nourri les inquiétudes des responsables chrétiens, entre crachats contre des religieux, actes de vandalisme et climat de méfiance lié à la guerre. La nomination intervient aussi alors que des responsables ecclésiastiques dénoncent régulièrement une détérioration du climat à Jérusalem.
Source : Times of Israël
Du lait sans vache
La start-up israélienne Wilk affirme pouvoir produire du lait grâce à des cellules mammaires cultivées en laboratoire, sans élevage animal. L’entreprise développe une technologie capable de recréer les composants du lait de vache, mais aussi du lait maternel humain, à partir de cultures cellulaires. L’objectif est de produire protéines et matières grasses laitières sans troupeaux, avec une empreinte environnementale réduite. Les chercheurs espèrent aussi contourner certains problèmes liés à l’élevage intensif et aux émissions de gaz à effet de serre. Israël fait partie des pays très investis dans les technologies alimentaires alternatives, notamment la viande cultivée et les protéines de substitution.
Source : Israj
Israël rattrapé par la vie chère
Le coût de la vie en Israël dépasse désormais celui de plusieurs des pays les plus riches d’Europe, selon une étude de l’Institut Aaron de l’Université Reichman. Le panier moyen des ménages y est 21 % plus élevé que dans des pays comme le Danemark, les Pays-Bas ou la Suède. La hausse des prix du logement et de l’alimentation explique l’essentiel de cet écart. Les chercheurs pointent également les effets des barrières à l’importation, d’une réglementation jugée trop lourde et d’un manque de concurrence. Ils estiment que des réformes structurelles, plus que de nouvelles dépenses publiques, permettraient d’améliorer durablement le pouvoir d’achat des Israéliens.
Source : Times of Israël
100 kilomètres de VTT au cœur du désert
Israël enrichit son offre de tourisme de pleine nature avec l’ouverture d’un nouvel itinéraire de VTT de 100 km dans la vallée de l’Arava, entre le kibboutz Yotvata et Eilat. Aménagé grâce à un investissement d’environ 20 millions de shekels, ce parcours traverse des paysages désertiques spectaculaires, des canyons et des formations géologiques caractéristiques de cette région du sud du pays. Le projet s’inscrit dans une stratégie visant à développer le tourisme sportif et écologique, tout en dynamisant l’économie locale. Les autorités espèrent attirer aussi bien les cyclistes israéliens que les visiteurs étrangers à la recherche d’une expérience en pleine nature, loin des circuits touristiques traditionnels.
Source : i24news
La Cisjordanie en économie de survie
Le chercheur palestinien en économie cité par le média Ramallah News estime que la société palestinienne est entrée dans une phase de “survie économique”, considérée comme l’étape précédant un possible effondrement plus large. Il décrit une économie affaiblie par la guerre à Gaza, les restrictions israéliennes, le recul du travail en Israël et la baisse de l’aide internationale.
Selon lui, de nombreuses familles dépendent désormais de mécanismes de survie : endettement, réduction drastique des dépenses, aide familiale ou associative. Le ralentissement touche particulièrement le commerce, la construction et les petites entreprises en Cisjordanie.
L’analyste avertit aussi des conséquences sociales d’une crise prolongée : hausse du chômage, fragilisation de la classe moyenne et augmentation des tensions internes. L’économie palestinienne reste très dépendante des décisions sécuritaires et politiques israéliennes ainsi que des transferts financiers extérieurs.
Source : Ramallah News
Dernière mise à jour: 20/09/2026 17:23

