Les Églises de Jérusalem encouragent leurs communautés à tenir bon
Alors que la région est entrée dans le vingt-huitième jour de la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran et que l’opération militaire s’étend désormais au Liban, les Patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont publié à la veille de la Semaine sainte, leur message de Pâques.
Dans ce texte, les responsables des Églises décrivent une région « plongée dans le chaos » par l’escalade militaire. Ils évoquent « un cycle implacable de mort, de destruction et de souffrances effrayantes » qui frappe le Moyen-Orient et dont les effets économiques se répercutent désormais dans le monde entier. « L’espoir lui-même semble nous avoir abandonnés”.
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Pourtant, poursuit le message, comme l’enseigne l’évangile contemplant la résurrection du Christ, « la désolation du tombeau n’a pas été la fin de l’histoire ».
A l’adresse de leurs fidèles, les Patriarches affirment que la Résurrection demeure le cœur de l’espérance chrétienne, même au milieu de la guerre.
« Nous invitons les fidèles et tous ceux de bonne volonté à œuvrer et prier sans relâche pour le secours des innombrables foules à travers le Moyen-Orient et au-delà qui souffrent gravement des ravages de cette guerre. »
Les responsables des Églises poursuivent en appelant les fidèles et « tous les hommes de bonne volonté » à prier et à agir pour soulager les populations touchées par le conflit. Ils demandent aussi que soit recherchée « une fin immédiate au bain de sang » et que la justice et la paix prévalent dans toute la région. L’appel concerne l’ensemble du théâtre de guerre : Jérusalem, Gaza, le Liban et toute la Terre sainte, mais aussi les États du Golfe et Téhéran.
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Le message se conclut avec une citations de saint Paul : « Nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis » et le
10 Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.
« Nous sommes accablés de toute manière, mais non écrasés ; désemparés, mais non désespérés ». Dans ce contexte de violence, les Patriarches invitent les chrétiens à se transmettre le salut pascal dans les langues des Églises locales (et un peu au-delà) :
- Christ is Risen! — anglaise
- Al Maseeh Qam — arabe (المسيح قام)
- Christos Anesti — grec (Χριστός ἀνέστη)
- Christos Haryav i Merelotz — arménien (Քրիստոս հարյավ ի մեռելոց)
- Pekhrestos aftonf — copte (langue liturgique de l’Église copte)
- Christ est Ressuscité — français
- Cristo è risorto — italien
- Christus resurrexit — latin
- Meshiha qam — araméen / syriaque (ܡܫܝܚܐ ܩܡ)
- Christos t’ensah em’ muhtan — amharique (Éthiopie)
- Christus ist auferstanden — allemand
Il est vraiment ressuscité !




