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Une équipe institutionnelle du Vatican à l’aide des enfants syriens

Terrasanta.net
3 décembre 2013
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Plusieurs organismes du Vatican ont rassemblé leurs forces, afin d’envoyer une mission de santé aux enfants Syriens réfugiés au Liban. La mission dirigée par le Conseil Pontifical Cor Unum, l’hôpital pour enfants Bambino Gesù et Caritas Liban, doit commencer début décembre et durera environ trois mois.


(Rome)- Plusieurs organismes du Vatican ont rassemblé leurs forces, afin d’envoyer une mission de santé aux enfants syriens réfugiés au Liban.

La mission dirigée par le conseil Pontifical Cor Unum, l’hôpital pour enfants Bambino Gesù, et Caritas Liban ; doit commencer début décembre et durera environ trois mois.

Cor Unum est la branche caritative du Pape qui offre une assistance ainsi qu’une aide financière aux personnes touchées par les crises humanitaires, les conflits ou les catastrophes naturelles.

Le Cardinal Robert Sarah, président du Conseil Pontifical, a déclaré que la mission « souligne le grand engagement et la collaboration étroite des différents structures du Saint-Siège, unies pour partager la pastorale de la charité et du témoignage de l’Evangile ».

Le Cardinal a expliqué qu’en fonction des fonds alloués, l’aide concernera entre 3000 et 4000 enfants, qui bénéficieront des traitements pédiatriques nécessaires.

En faisant référence à l’approche de la saison de Noël, le Cardinal a déclaré : « Nous croyons que le meilleur cadeau que nous puissions offrir aux enfants qui souffrent de la guerre en Syrie, est de les aider à retrouver le sourire, et à être capables de continuer à vivre. Nous devons les soutenir dans leur croissance, pas seulement d’un point de vue spirituel, mais surtout spirituel et humain ».

Selon les données apportés par le Cardinal Robert Sarah, il y a plus de deux millions d’enfants syriens réfugiés. La plupart se trouvent dans des pays du Moyen-Orient ou de la zone méditerranéenne. Plus de 800 000 d’entre eux sont au Liban, 515 000 en Jordanie, et 460 000 en Turquie. De plus, en Syrie, ce sont plus de 4 millions de mineurs qui ont été déplacés.

Dr May El Hachem, chef de la mission au Liban et responsable des activités internationales de Bambino Gesù, est revenu sur le projet et sur ses objectifs.

Les réfugiés syriens ont été dispersés à travers tout le pays. Caritas a proposé de s’installer à Bekkam, une région située à la frontière entre la Syrie et la majorité musulmane. C’est là que la situation est la plus grave. En raison des distances et de l’insécurité politico-militaire, il n’y a pas de structures ni de personnel.

L’organisation a également mis en avant les besoins médicaux, sociaux et scolaires dans cette région. Mais la mission de Bambino Gesù est uniquement médicale et concerne les besoins pédiatriques. Normalement, les interventions de l’hôpital à l’international prévoient la formation personnel ainsi que des soins médicaux ou chirurgicaux pour les enfants atteints de pathologies complexes ; dans les pays en manque de structures et de personnel sanitaire.

Pour l’instant, Giuseppe Profiti, le président de l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù, s’est engagé à apporter un soutien coopératif dans 12 pays. Il a aussi déclaré que les personnes travaillant au sein de l’hôpital sont conscientes qu’une part de la structure se trouve hors des murs, et est dépourvue de tout périmètre ou limite. Il parle d’un hôpital « aussi grand que les cinq continents ». Giuseppe Profiti ajoute que l’on ne peut pas rester insensible face à des situations graves et difficiles comme celle des réfugiés syriens, et en particulier en ce qui concerne les enfants.

Le Cardinal Sarah va se rendre au Liban avec l’évêque Giampietro Dal Toso, secrétaire de Cor Unum, du 4 au 8 décembre.

Lors d’une interview avec CNA, il a rappelé que durant sa dernière visite, il avait rencontré un garçon de sept ans qui avait vu son père se faire tuer en Syrie. Il lui avait demandé : « Si Dieu existe réellement, pourquoi a-t-il permis que mon père se fasse tuer ? ». Le Cardinal lui a répondu : « Dieu existe, mais nous sommes très méchants, c’est nous qui avons tué ton père, pas Dieu ».

« Je pense donc que nous devons aider les enfants à surmonter leurs lourds traumatismes, à cause des bombardements ou de la violence dont ils ont été témoins. Nous devons les aider à redevenir plus sereins ».

Le Cardinal a ajouté que les enfants doivent envisager le futur en espérant fonder une société, une famille. « Nous devons leur offrir une atmosphère confortable afin qu’ils regardent l’avenir sereinement » a-t-il déclaré.