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Le Noël des services postaux israéliens

Danilo Bogoni
19 décembre 2018
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Chaque année, à l'approche des vacances de Noël, les services postaux israéliens émettent de timbres spéciaux distribués en libre-service automatique, connus sous le nom de timbres automatiques ou de timbres de distributeurs. Selon les années, les images varient : cette année, la Nativité est de retour.


C’est sans aucun doute une surprise, mélangée à un certain prodige, de recevoir d’Israël une carte de Noël avec la Vierge et l’Enfant Jésus dans son berceau et sur laquelle le cachet de la poste représente une crèche. Les recherches nécessaires ont montré que le timbre utilisé pour le transport et la livraison du courrier de Noël n’obéit pas à la charte de valeur traditionnelle de l’État.

Mais il est produit par l’État, et distribué soit par le Service postal soit par le Service philatélique – assure Flavio Rota, le plus grand expert en timbres automatiques du monde entier, qu’il a regroupés il y a quelques années dans un catalogue spécialisé -, au moyen de distributeurs spéciaux. Cependant, ces timbres particuliers conservent l’élément essentiel, à savoir le nom du pays d’émission, laissant ainsi aux services postaux de nombreuses possibilités pour les illustrations, et aux utilisateurs le choix de faire estampiller à partir de l’appareil lui-même la valeur faciale correspondant au service demandé.

Les premiers timbres à faire soi-même remontent à 1986, en Suisse. Là où l’on trouve des distributeurs de couleur rouge, généralement installés à l’extérieur des bureaux de poste, mais également dans des lieux de regroupement et de transit, où il était possible d’obtenir à tout moment l’affranchissement de la correspondance à envoyer. Au début, plutôt austères, les timbres automatiques ont été rendus plus attrayants au moyen d’illustrations précises, changeant en même temps le nom : « timbres à faire soi-même » (avec sa déclinaison dans différentes langues) en Italie où, contrairement au Vatican, ces machines ne sont jamais entrées en fonction. Au final, le nom Automatenmarken a prévalu avant tout sous l’acronyme Atm.

Pendant un certain temps, Israël a choisi les appareils Frama (société suisse qui a fabriqué les premières Frankiermaschinen pour La Poste suisse dans les années 1980 – ndlr), mis de côté en 1990 lorsque les timbres automatiques made in Israel ont commencé à être distribués par des machines plus sophistiquées produites en Allemagne à l’usine de Klüssendorf. Et c’est en 1992 que le premier timbre automatique de Noël israélien a fait son apparition. Avec une image plutôt générique, comme d’ailleurs celle de l’année suivante 1993: une bougie allumée, une cloche, une décoration de Noël typique dans le premier cas, et une vue de Bethléem dans le deuxième cas. En 1994, un ange est apparu, mais ce n’est qu’en 1995 que les distributeurs israéliens ont commencé à sortir des timbres automatiques illustrant une Nativité artistique : la Vierge Marie, Saint Joseph, avec au centre l’Enfant Jésus et, en arrière-plan, discrètement représentés, le bœuf et l’âne.

Pendant un certain temps, la Nativité a été mise de côté, et les vœux Season’s Geetingsfrom the Holy Land (Bonnes fêtes depuis la Terre Sainte) – comme en témoigne l’inscription sur toutes les éditions – ont cédé la place à un symbole fortement chrétien : la reproduction des quatre pains et des deux poissons de la célèbre mosaïque de la basilique de la multiplication des pains à Tabgha. En 1997, ce fut le tour d’une vue de la ville de Jérusalem, tandis qu’en 1998, l’illustration représentait des oiseaux de différentes formes. L’année 1998 marque également le départ à la retraite du distributeur Klüssendorf, remplacé – mais pas tout de suite – par des appareils de la société française Amiel. L’interruption a duré quatre ans. Ce n’est qu’en 2004 que l’initiative a repris avec un arbre de Noël. Trois fois, en 2005, en 2007 et en 2011, l’image fut celle de la basilique de l’Annonciation à Nazareth. Sont arrivés ensuite des anges aux formes variées, des coffrets cadeaux, des paysages de Noël avec le renne et le père Noël, la douce Nativité de 2014, une jeune fille tenant avec amour dans ses bras l’enfant Jésus et la crèche de 2016, et enfin les petites maisons avec le renne pour l’année 2017. Cette année, comme nous l’avons dit, la Nativité est à nouveau reproduite – comme en 2015. Ils sont fabriqués par les distributeurs Amiel, exploités par la société danoises aCon.

Bien que limitée aux pèlerins et aux collectionneurs, cette initiative, certainement dictée par le marché, est louable. Il en fut de même pour les timbres personnalisés produits à l’occasion des visites de Benoît XVI et du pape François, présentant l’image des papes et des lieux saints, imprimés dans les carnets de vrais timbres.

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