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Quand les religieux de Terre Sainte se « serrent les coudes » et « font Église »

Cécile Lemoine
16 juin 2022
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Quand les religieux de Terre Sainte se « serrent les coudes » et « font Église »
Sur le même modèle que l'année dernière, une journée d'amitié et de rencontre est organisée pour et par les communautés religieuses de la Terre Sainte ©Comité d'organisation 2021

Le domaine Saint-Anne à Jérusalem accueillera une journée de rencontre des communautés religieuses de Terre Sainte, le 18 juin prochain. Une initiative synodale, pensée pour favoriser l'entraide et la visibilité de ces petites communautés souvent isolées.


Après le succès de l’année dernière, la journée d’amitié et de soutien aux communautés religieuses de Terre Sainte revient pour une seconde édition. Organisée le 18 juin dans l’écrin du domaine Saint-Anne en vieille ville de Jérusalem, l’initiative est portée par un comité composé de religieuses et de laïcs français.

Objectif : soutenir et rencontrer les communautés religieuses de Terre Sainte. « L’idée c’est de faire découvrir qui elles sont et ce qu’elles font« , exlique Charles Raudot de Chatenay, à l’origine d’un concept qui grandit. Alors que 13 communautés étaient venues vendre leur artisanat sur le petit marché de produits monastiques organisé en 2021, cette année elles seront plus du double.

Vingt-cinq d’entre elles auront un stand, et au total, une quarantaine de congrégations seront présentes. Certaines auront l’occasion de présenter leur mission, comme les Soeurs de St Frai, qui tiennent le Home Notre Dame des Douleurs, une maison de retraite à Jérusalem-Est.

Si l’année dernière le but de la journée était en partie de renflouer les caisses de ces petites communautés, durement touchées par l’absence de touristes lors de la pandémie, la deuxième édition veut « faire Eglise ».

Mutualiser les forces

« Le petit marché d’artisanat est important, mais on s’est rendu compte que la dimension essentielle était celle de la rencontre entre et avec des communautés qui sont souvent isolées et qui ne se connaissent pas entre elles« , souligne Charles.

La précédente journée d’amitié a déjà porté des fruits en ce sens. Un groupe réunissant les prieures de 12 communautés féminines et francophones, ainsi que deux couples français (les Raudot de Chatenay, et les Thibault, responsables de la maison d’Abraham à Jérusalem) a été créé dans la foulée.

Des stands permettront d’acheter le petit artisanat confectionné par les communautés : huile, confitures, icônes, céramiques… ©Comité d’organisation 2021

« L’idée c’est de faciliter l’entraide entre nous, explique soeur Bénédicte, du monastère melkite de l’Emmanuel, près du mur de Bethléem. On a fait la liste de nos besoins et de ce que chacune pouvait offrir. On sait qu’on est ici pour toujours. C’est un pays compliqué, et il est important de se serrer les coudes, de mutualiser nos forces et nos particularités. »

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La journée du 18 juin s’inscrit donc dans cette continuité et dans le contexte plus global du synode. « Les religieux et les laïcs ont un rôle à jouer dans le développement de l’Eglise. C’est important de mener des projets ensemble« , souligne Charles Raudot de Chatenay. Et si l’initiative, soutenue par le patriarcat latin de Jérusalem, est portée par des français, ils espèrent réussir à mobiliser et impliquer les chrétiens locaux sur le plus long terme. Un groupe de volontaires de Galilée devrait venir prêter main forte aux organisateurs le jour J.


Informations

Samedi 18 juin de 14h à 18h

Domaine Saint-Anne, près de la porte des Lions à Jérusalem (Localisation : 31.78167244108661, 35.23612620001469)

Parking possible près de la porte des Lions ou d’Hérode (20 ou 30 nis)

Détails sur la page Facebook de l’évènement