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📺 Découverte archéologique au Champ des Bergers

Christian Media Center
19 février 2026
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Les fouilles archéologiques se poursuivent au Champ des Bergers et par conséquent les découvertes. C’est maintenant la partie du monastère byzantin qui révèle son passé enfoui.


Une nouvelle zone archéologique a été mise au jour au Champ des Bergers de la Custodie de Terre Sainte, à Beit Sahour, dans le cadre d’une collaboration scientifique entre la Custodie et l’Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne de Rome, conformément à un accord signé en 2022. Le projet vise à étudier et à dégager l’ancienne zone résidentielle des moines, datant des VIe et VIIe siècles après J.-C., apportant d’importantes données historiques et archéologiques sur la vie monastique dans la région.

P. Simone Schiavone – Institut Pontifical d’ArchĂ©ologie ChrĂ©tienne

Nous nous trouvons à l’intérieur d’un monastère découvert il y a déjà 70 ans par le père Virginio Corbo. Le monastère a été occupé entre l’IVe et le VIe siècle.

En ce qui concerne la zone que nous fouillons, les résultats montrent clairement deux périodes d’occupation, situées dans les dernières phases de vie du complexe, entre le VIe et le VIIe siècle, comme le confirment les données archéologiques, notamment la céramique.

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Ces deux phases, datées du VIe et du VIIe siècles, sont séparées par une période d’abandon, marquée par un incendie qui a touché toute la moitié nord de la zone fouillée. Les moines ont donc vécu dans ces espaces ; par la suite, à cause l’incendie, les lieux ont été abandonnés. Le site a toutefois été réoccupé une dernière fois, avant son abandon définitif.

Dans les années 1950, le frère Virgilio Corbo, archéologue franciscain, a dirigé d’importantes campagnes de fouilles au nord du Champ des Bergers, à Beit Sahour. En quelques années, il a mis au jour un monastère d’époque byzantine. Parmi les découvertes figuraient l’entrée du monastère et son système d’accès, ainsi que la zone de production, comprenant des pressoirs à huile et à vin, des citernes et un réseau complexe de canaux pour la collecte et la distribution de l’eau.

P. Simone Schiavone – Institut Pontifical d’ArchĂ©ologie ChrĂ©tienne

Nous nous trouvons à l’intérieur de la zone archéologique que l’Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne a ouverte le 18 janvier dernier. Les travaux sont désormais terminés et ce que nous pouvons observer dans cet espace est la présence de plusieurs murs, avec un agencement remarquable de structures murales appartenant à des phases différentes, entrecoupées également de niveaux pavés qui témoignent de la fréquentation de la zone par les moines. Le matériel archéologique retrouvé, en particulier la céramique, nous permet de dater l’occupation de ce site entre le VIe et, au plus tard, le VIIe siècle après J.-C.

P. Simone Schiavone – Institut Pontifical d’ArchĂ©ologie ChrĂ©tienne

À cet endroit précis, nous pouvons notamment distinguer les vestiges d’un sol constitué de dalles de pierre, posées sur une couche de mortier jaune. Dans une autre zone, en revanche, le revêtement en pierre est absent, mais les vestiges conservés permettent d’identifier un sol en mortier battu, qui servait également de surface de circulation à l’époque antique. Il s’agit certainement de deux pièces, dont nous ne pouvons pas encore établir les dimensions exactes, car la fouille est limitée à la partie visible et des recherches supplémentaires seront nécessaires pour obtenir des données plus précises et complètes.

Ces fouilles ne se limitent pas à la découverte de nouveaux sites archéologiques : elles permettent aussi de redonner vie à des lieux historiques et contribuent à mieux comprendre la mémoire du site. Elles offrent de nouvelles perspectives aux pèlerins, mettent en valeur l’importance historique du lieu et confirment la présence continue des Franciscains, qui jouent un rôle essentiel dans la protection du patrimoine de la Terre Sainte.

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