La célébration de la Fête des Béatitudes a représenté un moment de réconfort et une invitation à affronter la douleur, rappelant que la consolation se trouve dans la présence de Dieu dans nos cœurs.
S.B. Card. Pierbattista Pizzaballa – Patriarche Latin de Jérusalem
Heureux les affligés. La consolation pour ceux qui souffrent vient de ceux qui t’aiment : l’amour est consolation, c’est l’unique réponse à la douleur. Il est important de ne pas s’habituer à la souffrance, car cela signifierait renoncer à la joie.
La célébration s’est tenue le 1er février sur l’esplanade située devant le Sanctuaire des Béatitudes, à environ 150 mètres au-dessus du lac de Tibériade.
Édifié en 1938 par l’architecte italien Antonio Barluzzi, l’édifice est surmonté d’une coupole et présente une structure octogonale, symbole des huit proclamations évangéliques.
La Sainte Messe a rassemblé de nombreux évêques et prêtres, en présence de membres du corps diplomatique, ainsi que des pèlerins et des fidèles venus de Nazareth et des villages de Galilée, réunis pour réaffirmer leur engagement envers les valeurs spirituelles et humaines exprimées dans le Discours du Christ sur la Montagne.
Hani Khashiboun – Cana de Galilée
Les Béatitudes sont l’enseignement le plus élevé, le plus beau et le plus riche pour toute l’humanité. Elles constituent une véritable constitution morale pour la vie dans le monde et un chemin de vie pour chaque personne. Si tous suivaient cette voie, nous pourrions vivre dans le bien et dans la grâce, et notre terre deviendrait un paradis parmi les peuples.
Nawal Boulos – Nazareth
Les Béatitudes sont pour nous une source d’inspiration pour savoir comment nous comporter avec les autres, surtout face à l’éclatement de la famille, aux problèmes, aux guerres et aux injustices.
Dans son homélie, le Patriarche a rappelé que le Christ a parlé du bonheur dans une terre alors marquée par la fatigue, la pauvreté, les tensions, la peur, l’injustice et les difficultés de coexistence.
Il a ajouté que construire la paix signifie souvent avancer à petits pas : tisser des relations, protéger la dignité et maintenir ouverts les canaux du dialogue, même lorsque tout semble nous pousser à les refermer. Jésus affirme que ceux qui agissent ainsi sont appelés fils de Dieu, car ils ressemblent au Père, qui continue de croire en l’homme même lorsque celui-ci le déçoit et le trahit.
Il a également souligné que la douceur consiste à rester humain lorsque tout nous pousse à déshumaniser l’autre, et à savoir voir la personne là où il est facile de ne voir qu’un ennemi.
Avec le retour des pèlerins en Terre Sainte après la fin de la guerre, la diversité culturelle et linguistique des participants à la célébration a reflété la dimension universelle du message du Discours sur la Montagne, qui transcende le temps et l’espace et s’adresse à la conscience de toute l’humanité.
Wan Greenchik – Slovaquie
Pour moi, les Béatitudes sont comme un programme de vie quotidien. C’est une loi et des règles qui guident chacun de mes jours.
La célébration a été une occasion spirituelle de rappeler au monde ses véritables priorités, à travers le message du Christ, qui invite à la paix intérieure et extérieure ainsi qu’à la construction d’un monde plus juste et miséricordieux. Les Béatitudes constituent en effet un témoignage concret du Royaume de Dieu.




