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📺Le village d’Aboud, des signes d’espérance et de vie !

Christian Media Center
22 juillet 2026
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Nous sommes sur la route 465. Notre destination est Aboud, un village palestinien situé à 30 kilomètres au nord de Ramallah.


Aboud compte 2 500 habitants, dont 1 300 chrétiens. Le village se trouve officiellement en zone A, où l’Autorité palestinienne est censée exercer le contrôle civil et militaire. Mais tout autour s’étend la zone C, placée sous contrôle israélien.

Elias Azar – Maire d’Aboud

Nous sommes maintenant à Aboud, sur la partie ouest du village. Derrière nous se trouve la première colonie construite sur les terres d’Aboud en 1980 : la colonie de Beit Aryeh. Par la suite, d’autres terres ont été confisquées et la colonie d’Ofarim a été construite en 1982. Après le 7 octobre, nous avons traversé une période très difficile. Le village est resté complètement fermé pendant neuf mois consécutifs. Pour quitter Aboud et rejoindre Ramallah, nous avons dû emprunter des routes en très mauvais état.

À Aboud, les incursions fréquentes de soldats israéliens dans le village viennent s’ajouter aux difficultés du quotidien, affirme le maire, notamment aux heures de sortie des écoles. Les enfants sont scolarisés dans les deux écoles du village, dont la plus grande se trouve dans l’enceinte de la paroisse latine.

Une fois les cours terminés, place au patronage d’été : 85 enfants et 65 adolescents y participent, catholiques et orthodoxes réunis.

Père Rimon Haddad – CurĂ© d’Aboud

La paroisse est le seul endroit dont nous disposons pour proposer des activités de loisirs et permettre à nos jeunes de ne pas passer tout leur temps sur les réseaux sociaux. Lorsque les checkpoints sont fermés, nous sommes complètement isolés. Les habitants ne peuvent plus rejoindre leur lieu de travail ; plusieurs ont perdu leur emploi et les parents ont du mal à payer les frais de scolarité. Avec le Patriarcat latin, nous avons lancé plusieurs projets pour créer des emplois, comme la crèche inaugurée en février.

« Germe d’Espérance » : c’est le nom donné à ce petit coin de paradis qui accueille aujourd’hui neuf enfants, nous explique Sara, mère de quatre filles et directrice de la crèche.

Sara Francis – Directrice de la crèche – Aboud

Le nombre d’enfants est encore faible en raison des difficultés économiques des familles. Beaucoup ont quitté le village à cause des restrictions de circulation.

C’est le cas d’Angela. Âgée de 20 ans, cette animatrice de la paroisse étudie à l’Université américaine de Ramallah, où sa famille, avec ses trois frères et sœurs, s’est installée.

Angela Sumrain – Étudiante universitaire – Aboud

Mes parents et mes frères travaillent à Ramallah, et il était devenu trop compliqué de franchir le checkpoint tous les jours. Mais notre maison reste à Aboud. Nos racines sont ici. Nous sommes Palestiniens, et cette terre est la nôtre.

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