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Le chemin vers le Temple que Jésus a connu

3 septembre 2026
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À la lumière des textes évangéliques, envisagés sous un angle géographique et archéologique, la zone de l’Ophel, située au pied du versant sud-est du Mont du Temple, permet de mieux imaginer l’environnement dans lequel évoluaient les pèlerins au Ier siècle, ainsi que le paysage urbain de la Jérusalem que Jésus a connue. Les Évangiles placent en effet ce lieu au cœur de plusieurs épisodes majeurs de sa vie : Jésus y montait, y enseignait sous les portiques et y discutait avec la foule, les scribes et les pharisiens.

Gora Berger – Directrice des Relations Publiques de la Compagnie de développement de Jérusalem

Nous nous trouvons ici près de l’escalier qui menait au Temple. Des dizaines de milliers de pèlerins ont emprunté ces marches pour se rendre au Mont du Temple. Il s’agit de l’escalier d’origine, datant de la période du Second Temple, appelé escalier de « Houldah ». Lorsque Neil Armstrong est venu ici au début des années 1980, il nous a dit qu’il avait été plus émouvant de marcher sur ces marches – dont nous sommes certains que Jésus les a lui aussi empruntées pour entrer dans le Temple – que de marcher sur la surface de la Lune.

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À une soixantaine de mètres de là se trouve une autre porte, appelée « porte triple » en raison de ses trois arches.

Prof. Orit Peleg-Barkat – Institut d’Archéologie, Université Hébraïque de Jérusalem

Cette zone située au pied des portes, connue sous le nom d’ « Ophel », était l’espace qui accueillait des dizaines de milliers de pèlerins il y a deux mille ans. C’est par ici que passait l’entrée principale empruntée par les pèlerins.

Prof. Uzi Leibner – Institut d’Archéologie, Université Hébraïque de Jérusalem

À cette époque, toute cette zone située au pied des portes du Mont du Temple était un espace public aménagé pour accueillir les pèlerins. Elle comprenait de grandes citernes d’eau ainsi que des dizaines de bains de purification.

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Au pied de la porte, lors des fouilles menées par l’Institut d’Archéologie de l’Université Hébraïque de Jérusalem, en collaboration avec l’Armstrong Institute of Biblical Archaeology, un vaste bâtiment abritant des bains de purification publics a été découvert.

Prof. Uzi Leibner – Institut d’Archéologie, Université Hébraïque de Jérusalem

Ce bâtiment a été construit au début du Ier siècle après Jésus-Christ, probablement vers l’an 10. Jusqu’à présent, quatre pièces ont été mises au jour, dont deux sont des bains de purification destinés aux pèlerins avant leur entrée sur le Mont du Temple.

De là, le site nous conduit vers l’un des épisodes les plus étroitement liés à l’histoire de la première communauté chrétienne de Jérusalem : le martyre de Jacques, frère du Seigneur, précipité du haut du parapet du Temple.

Gora Berger – Directrice des Relations Publiques de la Compagnie de développement de Jérusalem

Nous connaissons cet angle de l’Ophel parce que, pendant la période du Temple, c’est de là que les offrandes du Jour des Expiations étaient jetées. En 62, un prêtre a profité de l’absence du gouverneur romain pour régler ses comptes avec la première communauté chrétienne présente ici et avec Jacques, le premier évêque de Jérusalem, qui fut précisément précipité du haut des murailles.

Au sud du Mur Occidental se trouve la Voie hérodienne, qu’empruntaient les pèlerins et qui était bordée de petites échoppes. Les imposantes pierres qui se sont effondrées ici témoignent de la fin tragique du Temple, détruit et incendié par les soldats romains. Une scène qui fait écho aux paroles du Seigneur Jésus lorsqu’il pleura sur Jérusalem : « Il ne restera pas pierre sur pierre » (Lc 19,44).

Sur l’une de ces pierres est gravée une inscription hébraïque fragmentaire qui dit : « Maison du son du cor… ». Le son du cor annonçait le début et la fin du repos sabbatique, marquant la séparation entre les jours ordinaires et les jours sacrés. L’inscription indique ainsi l’endroit précis où se tenait le prêtre pour en jouer.

Sur une autre pierre du mur, un verset du livre d’Isaïe a été gravé à une époque ultérieure : « Vous le verrez, et votre cœur sera dans la joie, vos os reprendront vigueur comme l’herbe » (Is 66,14).

Ces pierres, qui ont traversé les siècles, continuent de garder la mémoire des événements dont elles furent les témoins. Sur ces chemins sont passés les pèlerins, sur ces marches est monté Jésus, et dans ces ruelles se sont écrites des pages de l’histoire du salut, faisant de Jérusalem une ville où la foi rencontre l’histoire.

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