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📺Découvertes archéologiques et naissance du christianisme

Christian Media Center
27 juin 2026
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Au Musée des Terres de la Bible, l’exposition « Judée et Rome » plonge les visiteurs dans les dernières années de la Judée avant la destruction du Second Temple.


Parmi les objets exposés figurent des monnaies et des sarcophages datant de l’époque de la naissance du christianisme.

Dr Yigal Bloch – Commissaire de l’exposition

Les objets que nous présentons commencent en réalité avec les monnaies romaines de la fin de la période du Second Temple, y compris celles datant de l’époque de Jésus de Nazareth. Ces pièces portent d’un côté l’effigie de l’empereur ainsi que l’indication de l’année du règne de Tibère César ; je crois qu’il s’agit de la dix-septième année de son règne, période durant laquelle Ponce Pilate gouvernait la Judée. De l’autre côté figurent trois épis de blé ou un bâton sacerdotal romain appelé lituus.

L’exposition permet également d’observer l’influence de l’art romain sur l’art chrétien.

Dr Yigal Bloch – Commissaire de l’exposition

Nous avons ici une mosaïque représentant un paon, considéré dans le monde romain comme un symbole de la résurrection, puisqu’il perd ses plumes à chaque saison avant de les retrouver. C’est pour cette raison que l’on retrouve également le paon dans les mosaïques des églises et des synagogues de l’époque byzantine.

L’exposition présente également des sarcophages datant de l’époque où le christianisme est devenu la religion officielle de l’Empire Byzantin. Parmi eux, l’un se distingue par le monogramme du Christ (Chi-Rho) surmontant une croix inscrite dans une couronne triomphale romaine, ainsi que par ses représentations de scènes et de miracles tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Dr Yigal Bloch – Commissaire de l’exposition

De l’Ancien Testament, nous voyons l’expulsion d’Adam et Ève du Paradis, symbole du péché originel, ainsi que le sacrifice d’Isaac par Abraham, interprété dans la tradition chrétienne comme une préfiguration du sacrifice futur de Jésus, Fils de Dieu.

Le Nouveau Testament est quant à lui illustré par plusieurs scènes, parmi lesquelles l’entrée de Jésus à Jérusalem, le chant du coq, le miracle de la multiplication des pains et des poissons, les noces de Cana avec la transformation de l’eau en vin, la guérison de la femme hémorroïsse et la résurrection du fils de la veuve de Naïn.

Un autre sarcophage est orné de scènes tirées du Livre de Jonas, représentant les marins jetant le prophète à la mer, où il est englouti par un grand poisson.

Dr Yigal Bloch – Commissaire de l’exposition

Le prophète Jonas est le prophète biblique envoyé pour annoncer le message de Dieu aux nations, c’est-à-dire aux peuples qui n’appartenaient pas à Israël. Selon l’une des interprétations les plus répandues, c’est précisément pour cette raison qu’il résista d’abord à sa mission. Finalement, il fut contraint de l’accomplir et d’appeler les habitants de Ninive à la conversion ; ceux-ci se repentirent et obtinrent le pardon de leurs péchés. Cet épisode annonce en réalité l’Évangile de Jésus, destiné non seulement aux Juifs, mais à tous les peuples.

Parmi les objets exposés figure également un calice de l’époque byzantine utilisé pour la célébration de la liturgie.

Dr Yigal Bloch – Commissaire de l’exposition

Sur ce calice figure une inscription en grec portant le mot Hagios (« Saint »), tiré d’un hymne liturgique inspiré du chapitre 6 du Livre d’Isaïe : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur des armées ; toute la terre est remplie de sa gloire. » Dans la tradition chrétienne, ce texte est interprété comme une référence à la Très Sainte Trinité.

Au cœur du musée, les vestiges archéologiques de l’époque du Second Temple et des origines du christianisme deviennent les témoins silencieux d’une histoire où passé et présent se rencontrent, laissant à chacun le soin de s’interroger sur la foi et la coexistence.

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