La continuité de la présence chrétienne en Terre Sainte dépend de nous
La présence chrétienne en Terre Sainte dépend de nous
C’est une quête voulue par les papes pour les chrétiens en Terre Sainte. Elle doit être organisée dans toutes les paroisses. Le préfet du dicastère pour les Églises orientales en explique l’importance.
Plus de deux ans de guerre mettent les chrétiens de Terre Sainte à rude épreuve. En Israël comme en Palestine, même si c’est de façon différente, ils vivent les pressions politique et économique au point de se sentir au bord de l’asphyxie.
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C’est pour eux que l’Église universelle se mobilise chaque année à travers la quête du Vendredi saint. Dans une lettre adressée aux évêques du monde entier, le préfet du dicastère pour les Églises orientales, le cardinal Claudio Gugerotti, appelle les diocèses à soutenir les communautés chrétiennes de Terre Sainte, aujourd’hui fragilisées par la guerre, la crise économique et l’émigration. L’enjeu est simple : permettre à cette présence chrétienne, née avec l’Évangile lui-même, de continuer à vivre.
« Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de rester sur leurs terres
Cardinal Claudio Gugerotti
avec tous les droits nécessaires à une existence sûre. »
Le cardinal décrit une situation que beaucoup préfèrent ne plus regarder. « Les prétendus dialogues et accords se sont multipliés, et en même temps les armes ne se taisaient pas. […] Les armes continuent à tirer, les gens meurent, les terres sont disputées, les chrétiens émigrent pour sauver leur vie. »
Dans tout le Moyen-Orient, et en Terre Sainte aussi, les conséquences de la guerre et de l’instabilité se font sentir jusque dans la vie quotidienne. La disparition presque totale des pèlerinages a privé de nombreuses familles chrétiennes de leur principale source de revenus. « De très nombreux chrétiens de Terre Sainte ont tout perdu, y compris le travail qui venait de l’accueil des pèlerins. » Les institutions chrétiennes elles-mêmes sont touchées : « Même les écoles manquent d’enseignants, ceux-ci n’étant plus autorisés à franchir la frontière pour s’y rendre. ».
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La quête du Vendredi saint a précisément été créée pour soutenir ces communautés. Elle aide d’abord la Custodie franciscaine de Terre Sainte, présente depuis plus de huit siècles pour garder les Lieux saints et accompagner les chrétiens locaux. Elle soutient aussi le patriarcat latin de Jérusalem et les Églises orientales catholiques. Dans la lettre, le cardinal insiste sur l’effet très concret de cette solidarité : « Nos frères et sœurs dans la foi qui habitent les Lieux Saints savent qu’avec votre contribution […] verront au moins leurs écoles recommencer à fonctionner, de nouvelles maisons être construites et […] certains soins à nouveau garantis. » Face à l’ampleur des besoins, il reconnaît que cette aide reste modeste : « La Collecte pour la Terre Sainte […] est une goutte d’eau dans l’océan. » Mais il ajoute aussitôt une image forte : « Cet océan, à force de perdre des gouttes d’eau, risque de devenir un désert. »
L’enjeu dépasse pourtant la seule dimension humanitaire. Pour l’Église, la présence chrétienne locale est une mémoire vivante. Elle relie le monde entier aux lieux où l’Évangile a été annoncé pour la première fois. C’est pourquoi le cardinal avertit : « Une Terre Sainte sans croyants est une terre perdue. » Les chrétiens qui vivent aujourd’hui à Jérusalem, Bethléem, Nazareth ou en Galilée portent une histoire ininterrompue depuis les origines du christianisme. Leur disparition transformerait ces lieux en simples sites historiques.
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La collecte du Vendredi saint est donc aussi un geste spirituel. Elle rappelle que la foi chrétienne implique une responsabilité concrète envers les communautés les plus fragiles. « Donner un peu de notre argent pour aider nos frères et sœurs en danger extrême […] pour retrouver la possibilité d’espérer et de recommencer », écrit le cardinal Gugerotti. Il cite également l’appel du pape Léon XIV, qui rappelait récemment la nécessité de soutenir les chrétiens du Moyen-Orient : « Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de rester sur leurs terres avec tous les droits nécessaires à une existence sûre. »
Dans un monde marqué par la guerre et la tentation du découragement, la lettre se termine par une conviction simple. Les chrétiens de Terre Sainte ne demandent pas seulement des paroles de solidarité. Ils ont besoin d’une espérance concrète. Et cette espérance peut commencer par un geste discret posé chaque année dans les églises du monde entier, le Vendredi saint.
« Je voudrais remercier Dieu pour les chrétiens qui, notamment au Moyen-Orient, persévèrent et résistent sur leurs terres, plus forts que la tentation de les abandonner. Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de demeurer sur leurs terres avec tous les droits nécessaires à une existence digne. Je vous en supplie, engageons-nous à cela ! »
Léon XIV, Audience avec les participants
au Jubilé des Églises d’Orient, 14 mai 2025
Le commissariat de Terre Sainte relais dans votre pays la Quête du Vendredi saint
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