Cette année avait deux jours, au moment de commencer cet éditorial. Quand vous le lirez, le mois de janvier aura fini de s’écouler ou presque. La somme des actualités déjà vécues aura emporté avec elle l’atmosphère des souhaits du Nouvel An.
Vu d’ici, et après ces deux années tragiques, nous sommes plus que jamais motivés à prolonger les vœux pour que cette nouvelle année soit moins grave.
Le frémissement de reprise des pèlerinages a rallumé quelque chose qui ressemble à un vague espoir. Dès le numéro de janvier-février 2024, nous avions publié un dossier intitulé “Pèlerins, artisans de paix”. Nous mesurons chaque jour depuis combien leur présence est littéralement vitale pour la communauté chrétienne. Elle traverse une tempête comme elle n’en a pas connue depuis plus de 70 ans.
Aussi cette année dans nos pages, allons-nous porter sur elle une attention redoublée. Mais ne comptez pas sur nous pour en parler en vue de l’enterrer !
Quand les défis sont plus grands, c’est pour un regain d’enthousiasme à les relever. L’enthousiasme, ce mot merveilleux qui nous invite – c’est son étymologie – à faire les choses “en présence de Dieu”.
Dans ce numéro, presque tous les articles abordent des sujets liés au christianisme avec une telle variété de traitements qu’on l’oublierait presque.
C’est le dossier consacré à la communauté chrétienne de Ramleh qui est le plus original. Peu d’entre vous connaissent cette ville qui n’est pas, ou plutôt plus, sur les circuits de pèlerinages. Ce que vit cette communauté locale permet de mesurer la nature et la rapidité des mutations de l’identité arabe chrétienne dans l’État d’Israël.
Comme souvent, nous notons les changements sans jugement de valeur. Nous les présentons comme des faits qu’il convient de prendre en compte pour mieux appréhender la réalité. Il ne s’agit pas de chercher à modeler, dans un sens ou dans l’autre, les communautés mais de les accompagner et de les soutenir puisqu’elles nous demandent de le faire.
À ce propos, dans ce numéro, vous trouverez page 24 un message du Commissaire de Terre Sainte, le frère Roger Marchal, à l’occasion de la quête impérée du Vendredi saint, demandée par le Saint-Siège. En page 59, vous pourrez voir l’affiche qui vous permettra de la promouvoir dans vos diocèses et paroisses.
Elle sera aussi téléchargeable en début de carême sur le site www.vendredisaint.franciscains.fr
Un site utile pour mieux connaître cet acte important de solidarité concrète avec les chrétiens de Terre Sainte.
Et pour ceux qui ne le pourraient pas, il reste le très précieux recours à la prière !

