
En Terre Sainte, la récolte des olives se poursuit entre octobre et novembre. Elle mobilise, dans des conditions parfois difficiles, des agriculteurs locaux, des religieuses et des volontaires venus du monde entier.
Nisreen Tahhan – Collectif Hakayet Turath
C’est la saison de la récolte des olives et, bien sûr, c’est une période importante, car une grande partie des terres en Palestine compte de très nombreux oliviers. C’est l’une des principales activités agricoles. Cela fait partie de notre culture : l’huile d’olive est un élément essentiel de notre alimentation et de notre cuisine. C’est un produit très sain et savoureux, et en Palestine, elle a un goût extraordinaire.
En Cisjordanie, la récolte des olives a été particulièrement difficile cette année, en raison des restrictions d’accès et des pressions subies par les agriculteurs ces derniers mois. À Aïn Arik, un petit village près de Ramallah, la cueillette a dû se limiter aux champs autour des habitations, sans possibilité d’accéder aux oliveraies situées sur les collines du village.
Nisreen Tahhan – Collectif Hakayet Turath
Dans une période comme celle-ci, les personnes ont beaucoup de mal à accéder à leurs champs, je pense qu’il est très important de venir aider autant que possible, dans tous les terrains qui se trouvent autour de nous. Cela fait aussi partie de notre culture : aider les autres, parce qu’on ne peut pas récolter seul les olives de tous ces arbres.
Voir aussi → La récolte des olives à Gethsémani : une expérience qui rassemble les peuples
Dans ce contexte, l’aide des volontaires et les initiatives solidaires prennent une importance encore plus grande. À Jérusalem également, plusieurs récoltes ont été organisées, dont l’une par l’ONG Pro Terra Sancta, liée à la Custodie de Terre Sainte, au monastère des Clarisses.
Nisreen Tahhan – Collectif Hakayet Turath
Aujourd’hui, nous participons à la récolte des olives pour aider les sœurs du monastère. Elles ne sont que treize religieuses, alors qu’il y a beaucoup d’arbres, comme vous pouvez le voir. C’est la saison des olives, et nous essayons donc de leur apporter toute l’aide possible.
Clara Borio – ONG Pro Terra Santa
Nous sommes heureux d’être ici et de donner un coup de main, car il n’y a plus autant de volontaires qu’avant. Les sœurs ne savent donc pas toujours vers qui se tourner. Elles ont fait appel à nous, à Pro Terra Sancta, et nous sommes là. C’est une belle chose de voir des personnes venir avec l’envie d’aider, car ici, il y a toujours besoin de bras.
Une aide précieuse pour les quelques religieuses qui prennent soin chaque jour de ces nombreux oliviers.
Clara Borio – ONG Pro Terra Santa
Lorsqu’un volontaire vient ici dans un état d’esprit serein et tranquille, il vit une très belle expérience, car il découvre la Terre Sainte et l’ensemble de son territoire. Il apprend à connaître de nombreuses facettes de ce pays complexe. Une personne qui vient avec l’envie d’aider et dans un état d’esprit serein repartira avec une expérience unique, parce que ce pays est unique, avec ses bons et ses mauvais côtés. J’invite donc toutes les personnes qui ont un peu de courage, qui sont curieuses et qui ont envie de faire le bien et de mener des actions avec nous à venir. Elles sont les bienvenues : nous sommes là pour les accueillir !
La récolte des olives est une manière de soutenir celles et ceux qui prennent soin de cette terre, de découvrir de près une tradition qui perdure et de vivre une expérience inoubliable.




