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Une salle de prière maronite vandalisée à Nahariya en Israël

Rédaction
2 novembre 2026
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Des statues brisées et des images religieuses dégradées ont été découvertes dimanche 1er novembre dans la salle de prière de la communauté libanaise maronite. Deux archevêchés condamnent ces actes, dont les auteurs et les motivations restent inconnus.


C’est en venant préparer la prière du dimanche soir qu’un fidèle a découvert les dégradations. Selon le Jerusalem Post, il était environ 17 h 30, ce 1er novembre, lorsqu’il est entré dans la salle utilisée comme lieu de culte par la communauté libanaise maronite de Nahariya, dans le nord d’Israël. À l’intérieur, des statues avaient été brisées et des images religieuses saccagées.

Un billet rédigé en anglais, demandant pardon, a été laissé sur l’autel, a rapporté au journal le père Yousef Yacoub de la communauté maronite en Israël. La police a ouvert une enquête et indique examiner toutes les pistes. L’identité des responsables comme leurs motivations demeurent inconnues. Le prêtre souligne qu’il est trop tôt pour déterminer si ces actes ont été motivés par la haine religieuse.

Pour l’archéparchie maronite de Haïfa, cette destruction atteint bien davantage que des biens matériels. Dans un communiqué signé par Mgr Moussa El-Hage, elle dénonce une atteinte « au caractère sacré d’un lieu consacré au culte et contre le droit des fidèles à pratiquer leur religion dans la liberté, la sécurité et la dignité ».

Elle demande aux autorités d’identifier les auteurs, de les traduire en justice et de protéger les lieux. Mais elle annonce aussi que la communauté continuera à s’y réunir : « Nous continuerons à utiliser cette salle et à y célébrer nos prières, avec foi, constance et sérénité. »

À cette condamnation s’ajoute celle de l’archéparchie grecque-melkite catholique de Haïfa, d’Acre, de Nazareth et de toute la Galilée. Son archevêque, Mgr Youssef Matta, exprime sa solidarité avec les maronites : « Cette agression ne touche pas seulement les membres de la communauté maronite : elle atteint l’Église tout entière. »

Le communiqué melkite demande une enquête urgente et des mesures concrètes pour protéger l’ensemble des lieux de culte. Il rappelle que leur caractère sacré constitue « une ligne rouge qui ne saurait être franchie sous aucun prétexte ».

Les deux textes associent ainsi le refus de la haine à l’exigence de justice. « La tolérance ne signifie pas se taire face à l’agression, et l’amour ne signifie pas renoncer à ses droits », affirme l’archevêché maronite. Dans la salle vandalisée, la prière doit continuer.

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