Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible

đŸ“ș Le Mur Occidental en 1925

RĂ©daction
26 janvier 2024
email whatsapp whatsapp facebook twitter version imprimable

Aujourd'hui c'est vendredi et le vendredi soir c'est Shabbat.
Terre Sainte Magazine vous propose de vous rendre au Mur occidental en 1925.


Beaucoup de choses intéressantes à observer dans cette vidéo tournée en mars ou avril 1925.

La diversitĂ© des judaĂŻsmes marquĂ©e, hier comme aujourd’hui, par les habitudes vestimentaires mais aussi les gestes de la priĂšre.

Les couvre-chefs tantĂŽt tarbouches, tantĂŽt borsalino ou casquette, tantĂŽt Shtreimel trĂšs diffĂ©rents les uns des l’autres et encore plus diffĂ©rents de ceux d’aujourd’hui, montrant que mĂȘme les courants les plus attachĂ©s Ă  la tradition ne sont pas insensibles aux modes.

Ls premiĂšres secondes de la vidĂ©o permettent aussi de comprendre que les pierres de ce mur de soutĂšnement de l’esplanade ne sont accessibles que dans une rue assez Ă©troite du quartier des maghrĂ©bins.

Lire aussi >> Vincent Lemire : «La destruction du quartier Maghrébin était planifiée par Israël»

Mais le dĂ©tail le plus important n’en est pas un. En 1925, les hommes cĂŽtoient les femmes au Mur et inversement. A la fin, on voit trois femmes priĂšre sĂ©parĂ©ment, mais avant cela, Ă  partir de la seconde 43, Ă  gauche, il y a un voile blanc d’une femme qui se retournera et parlera et Ă©changera avec son voisin orthodoxe.

L’image est aujourd’hui absolument inconcevable.

Au fait, le mur ? Comment l’appeler ?

En hĂ©breu c’est HaKotel HaMa’aravi, le mur occidental = tournĂ© vers l’occident, Plus familiĂšrement on l’appelle : ha Kotel, le Mur.

L’expression « mur des lamentations » ou « mur des pleurs » viendrait des croisades. Les croisĂ©es tinrent le siĂšge de la ville sainte du 7 au 15 juillet 1099. Le jour oĂč ils entrĂšrent dans la ville, les juifs commĂ©moraient la destruction du temple, le neuviĂšme jour du mois d’av, en hĂ©breu Tisha Beav. Les croisĂ©s auraient alors trouvĂ© les juifs au Kotel se rĂ©pandant en lamentations et pleurant.

On se souviendra aussi que le mĂȘme endroit Ă  un nom distinct pour les musulmans. Il s’agit de កā’iáč­ al-Burāq du nom de la jument ailĂ©e qui conduisit de nuit Mahomet de la Mecque Ă  JĂ©rusalem. C’est lĂ  qu’elle aurait Ă©tĂ© attachĂ©e en attendant de repartir, chevauchĂ© par le prophĂšte, vers La Mecque. La datation de cette lĂ©gende est incertaine.


Images filmĂ©es par Camille Sauvageot, dans le cadre de la Mission Proche-Orient, Egypte (mars-avril 1925), numĂ©ro d’inventaire AI13260, conservĂ©es au MusĂ©e dĂ©partemental Albert-Kahn dans le DĂ©partement des Hauts-de-Seine

 

Sur le mĂȘme sujet