Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible

Comprendre la basilique constantinienne

Rédaction
30 mai 2010
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Comprendre la basilique constantinienne
Le Saint-Sépulcre au IVe siècle © The Israel Museum, Jerusalem, by Balage, after the Exhibition catalogue «Cradle of Christianity»

On doit à l’empereur Hadrien d’avoir (malgré lui) aidé à la conservation du lieu du sépulcre du Seigneur. Dans son désir d’éradiquer la foi chrétienne, il fit couvrir l’endroit de temples païens. Aussi quand l’empereur Constantin, gagné au christianisme, décida vers 326 de bâtir une basilique il suffit de détruire les temples.

Le grandiose ensemble constantinien fut finalement composé de cinq édifices sur tout le terrain, c’est-à-dire depuis le « cardo Maximus » (actuelle Khan ez-zeit) jusqu’au « Cardo occidental » (actuelle Haret en-nassara, la rue des chrétiens).

1 – En partant du « Cardo Maximus » on voyait d’abord le propylée (entrée monumentale) avec l’escalier pour rejoindre le porche oriental.

2 – La Basilique qui servait pour la célébration de la grande liturgie du Dimanche et des fêtes ; elles avait cinq nefs… A l’ouest elle se terminait par une abside fermée d’où rayonnait un presbyterium orné de douze colonnes d’argent disposées en couronne autour de l’autel.

3 – Derrière la grande Basilique se trouvait la seconde cour, appelée « Triportique » qui servit d’une part à faire le lieu entre la Basilique et l’Anastasique, d’autre part et surtout à refermer le promontoire du Golgotha laissé à ciel ouvert, en face des portiques de l’Est et du Sud.

4- C’est à l’Ouest du Triportique qu’était le mausolée royal voulu par Constantin sur la Tombe du Christ.

Son périmètre extérieur était celui d’une immense coquille concave absidiale servant de tête à une imposante façade, laquelle était percée à sa base par huit portails et percée en hauteur également par huit hautes fenêtres allongées vers le ciel. Son intérieur était une puissante rotonde de douze colonnes alternées avec trois groupes de hauts piliers soutenant une charmante galerie, couronnée par une coupole parée par un « oculus », une ouverture.

De cette ouverture, qui laissait voir le ciel, jaillissait un jet de lumière qui illuminait l’édicule de la Résurrection. Mais la lumière ne venait pas seulement de la coupole. Du matin au soir le soleil éclairait les grandes fenêtres sur tout le périmètre externe et formait la décoration la plus belle autour de la Tombe du Seigneur et illuminait toutes les riches structures de l’architecture du mausolée.

« Constantin avait voulu que la Tombe du Seigneur soit sans décoration à l’intérieur ; car nulle décoration humaine n’aurait jamais pu embellir cette roche qui avait été témoin de la Résurrection du Christ. Par contre l’extérieur de la Tombe fut recouvert d’ornements précieux.

5.- La maison de l’évêque trouva sa place sur le côté Nord de la Basilique. Le grandiose monument constantinien, à la construction duquel l’évêque Macaire avait presidé, fut inauguré en 336.

Dernière mise à jour: 20/11/2023 11:18

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