Actualité et archéologie du Moyen-Orient et du monde de la Bible
Janvier Février 2011

Notre programme

Ferdinando Diotallevi, Custode de Terre Sainte
13 janvier 2011
email whatsapp whatsapp facebook twitter version imprimable

Dans son intégralité l’éditorial du premier numéro de la Terre Sainte de janvier 1921. Quatre-vingt dix ans plus tard, la rédaction actuelle signe pour suivre le même programme ! (titre original du document.)


Il est simple et sans la moindre prétention, car on ne peut appeler prétention de notre part ce que nous croyons être pour nous un devoir : celui de faire connaître davantage la Terre Sainte, cette terre de Dieu, qui fut le berceau du christianisme et où nous vénérons les Sanctuaires dans lesquels s’est opérée la Rédemption du genre humain.
Dans le passé, beaucoup ont écrit et écrit beaucoup sur cette terre bénie et, aujourd’hui, on écrit encore plus. Quelques-uns le font même dans le but de la dénaturer et s’efforcent de lui enlever ce caractère vénérable et sacré que lui a imprimé Jésus-Christ, pour la réduire à n’être plus qu’une expression géographique, ce qui permet d’en faire don ou de la donner comme compensation à telle ou telle nation.
Mais, au-dessus du conseil des hommes, veille la divine Providence et leur tentative se heurte à la parole de Jésus-Christ en laquelle nous croyons fermement. Vouloir ainsi enlever à la Terre Sainte ce qui fait son caractère propre et universel, c’est vouloir lutter contre vingt siècles qui témoignent que le peuple chrétien n’a jamais épargné ses richesses ni craint la guerre pour conserver à ce coin de terre son cachet caractéristique de Terre de Dieu, puisque Dieu a voulu l’illustrer en la choisissant pour être la patrie de son Fils Jésus-Christ qui l’a sanctifiée par sa vie et sa mort pour le salut du genre humain.
Notre Programme est donc simple et bien déterminé : c’est celui de maintenir et de répandre la connaissance de la Terre Sainte dans son vrai caractère de Terre de Dieu, de patrie de Jésus, de théâtre de la Rédemption de l’homme, théâtre dont ont été conservés les témoins vénérables, qui sont précisément nos Sanctuaires. Pour les conserver et les défendre, les générations chrétiennes ont lutté et combattu près de vingt siècles pendant lesquels elles n’ont jamais cessé de diriger leurs regards vers cette Terre de Jésus, Fils de Dieu.
Toutefois que nos lecteurs n’attendent pas de nous des ouvrages grandioses et de grande importance : il en existe déjà beaucoup, peut-être même trop, qui cependant ne nous seront pas inutiles. Nous nous efforcerons de leur présenter, d’une manière simple et populaire, tantôt un des mystères qui se sont déroulés dans cette terre bénie, tantôt un de nos sanctuaires, dont nous raconterons les vicissitudes. Nous décrirons en même temps tout ce qui s’y pratique actuellement. Il est nécessaire en effet que le monde chrétien connaisse le sort des monuments où s’est opéré son salut et ce que le catholicisme fait pour les lui conserver. Il va de soi que nous parlerons aussi des missions catholiques situées dans les pays rattachés à la Custodie de Terre Sainte ; car dans les missions nous voyons se renouveler de nos jours l’antique héroïsme chrétien au milieu des persécutions parfois sanglantes, persécutions qui prennent souvent la forme d’évolution sociale plus ou moins avancée, mais dont le but est toujours le même : la destruction du catholicisme, dut-on pour cela donner la main à ce qu’il y a de plus abject dans le monde.
Nous nous appliquerons à donner de la variété à notre modeste périodique au moyen d’illustrations, de récits de pèlerinages, de comptes rendus des publications, spécialement de celles qui parlent de la Terre Sainte et de tout ce qui peut intéresser le monde catholique qui nous demande avec instance une telle publication.
Nous nourrissons la ferme espérance que les catholiques voudront bien soutenir notre Terre Sainte, dont chaque édition paraîtra, pour le moment, en trois langues : le français, l’italien et l’espagnol et plus tard dans d’autres langues, selon que les circonstances le demanderont.
Nous nous mettons joyeusement à l’œuvre avec l’aide de Dieu, assurés que nous sommes de sa bénédiction et du concours des bons.
Jérusalem, 15 janvier 1921

Dernière mise à jour: 13/12/2023 21:13

Un petit coup de parapluie contre un coin de paradis

Un petit coup de parapluie contre un coin de paradis

Dans le numéro où les Franciscains donnaient le détail des fouilles, ils annoncent aussi, quelques pages plus loin, la construction prochaine d’une basilique. Mais les fouilles et les préparatifs de la construction rendent nerveux leurs voisins grecs et arméniens.

Artemio Vitores ofm Vicaire custodial

Un idéal de service en Terre Sainte

Les franciscains se sont installés en Terre Sainte pour vivre auprès des lieux saints et pour servir. Une œuvre qui leur a valu très vite d’être secondés par des laïcs.

La Terre Sainte révélée
Marie-Armelle Beaulieu

La Terre Sainte révélée

Durant des années, il a travaillé dans l’obscurité d’une chambre noire pour développer les photos qu’il prenait. Aujourd’hui son révélateur, ce sont deux scanners professionnels et les photos datent de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Le frère Jean-Michel de Tarragon, op, constitue le plus riche fonds photographique de clichés de Terre Sainte conservé « in situ ».

Archiprêtre Alexandre Winogradsky Patriarcat Grec-Orthodoxe de Jérusalem

Christianisme d’expression arabe

Depuis quatroze siècles, les chrétiens de Jérusalem s’expriment en arabe, «l’espéranto du Proche-Orient» faisant de cette langue un trait-d’union entre eux, une clé vers toute la culture d’expression arabe.

Mgr Maroun Lahham Archevêque de Tunis

Du Moyen Orient au Maghreb, une invitation à ne pas oublier le Synode

S.E. Mgr Lahham, Archevêque de Tunis, a participé au Synode des Évêques pour le Moyen Orient. Nous reprenons ici, du bulletin diocésain Flash, sa réflexion, un bilan à cheval entre le Moyen Orient dont il est issu et la Tunisie dont il est archévêque.

Marie-Armelle Beaulieu

La tectonique des plaques du Proche-Orient – TSM 611

C’est en cours de géographie que j’ai été initiée à la tectonique des plaques. Cela m’a passionné.

Marie-Armelle Beaulieu

La Terre Sainte a 90 ans